16 mars 2014

BECK : A western harvest field by moonlight


Acquis à la FNAC Montparnasse à Paris en 1994 ou 1995
Réf : Fingerpaint Records 02 -- Edité par Fingerpaint aux Etats-Unis en 1994
Support : 33 tours 25 cm
12 titres

De 1994 à 1996-1997, de Mellow gold à l'après-Odelay grosso modo, j'ai énormément écouté Beck et j'ai grappillé tous les enregistrements de lui que j'ai pu trouvés. Parmi ceux-ci, il y a ce mini-album A Western harvest field by moonlight.
J'ai de toute façon un faible pour les 25 cm, mais là c'est vraiment un bel objet, avec des titres que, pour la plupart, on ne trouve pas ailleurs. Je l'ai trouvé en rayon, dans une FNAC, en import. Un peu plus cher que la normale, donc, mais à un prix tout à fait correct cependant. Originellement tiré à 3000 exemplaires (il y a eu des retirages par la suite de quelques milliers supplémentaires), ce disque est désormais très recherché, surtout dans son édition originale qui, Fingerpaint Records oblige, contient une "peinture au doigt originale". Les peintures ont été faites par Beck et ses potes présents à la soirée de lancement du disque. Il s'agit de fragments de peintures plus grandes et toutes ne sont pas mémorables. La preuve avec la mienne :


La peinture au doigt trouvée dans mon exemplaire du disque. On ne peut pas dire que j'ai touché le gros lot...

Heureusement, le disque lui-même est d'un bien meilleur niveau. On est en plein dans la phase bricolo de Beck, celle de Mellow gold, et surtout de Stereopathetic soul manure et des faces B de singles de l'époque. Ça part dans tous les sens, donc, avec des bruitages, des titres à la guitare acoustique, des chansons, des bidouillages.
Le meilleur titre est sûrement le premier, Totally confused. C'est aussi le plus connu car il a été inclus sur le single européen de Loser et sur le single américain de Beercan. Pour l'occasion, Beck est accompagné par les trois soeurs Haden, qui opéraient alors en tant que That Dog.
Mais le disque dans son ensemble est d'un excellent niveau. Il y a notamment trois chansons acoustiques, proches du style Elizabeth Cotten de One foot in the grave, qui auraient mérité d'être mieux diffusées : Gettin' home, Lampshade et She is all (Gimme something to eat), dont les paroles sont une version très embryonnaire de celles de Rowboat.
Et tout le reste du disque me plait : le larsen de Mayonaise salad, les phrases hachées enregistrées au magnétophone de Blackfire choked our death, les différentes versions de Feel like a piece of shit qui émaillent le disque, l'instrumental bucolique Pinefresh. Je ne sais pas si JC Menu l'avait repéré, mais le disque se termine sur le sillon en boucle de Styrofoam chicken (Quality time).
Après vingt ans, ce disque n'a pas pris une ride. On n'en est pas encore là, mais le jour où sortira une intégrale de Beck, il y aura une place de choix.

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