04 octobre 2013

RENATO CAROSONE ET SON SEXTETTE : Caro caro Carosone !


Acquis sur le vide-grenier de Bisseuil le 29 septembre 2013
Réf : 430.712 BE -- Edité par Philips en France vers 1958
Support : 45 tours 17 cm
Titres : Rusticanella -- Giacca rossa -/- Les pêcheurs de perles -- Bernardine

J'ai acheté ce disque sur le deuxième vide-grenier de l'année à Bisseuil, dans un lotissement, à un couple de personnes suffisamment âgées pour que je sois sûr qu'il s'agissait de leur propre disque.
C'est Thierry, de La Poissonnerie et de Fall Of Saigon (entre autres), qui m'a fait écouter pour la première fois Renato Carosone, en 2010, au moment de l'Estourdisco. Depuis, c'est le troisième EP de Carosone, pianiste et chef d'orchestre, que j'arrive à trouver. Sur le premier, on y trouvait justement le titre que Thierry m'avait fait écouter, Ciribiribin, un bon exemple de ce qui le distingue d'un autre italien à succès des années 1950, Marino Marini, avec qui il a beaucoup en commun, notamment une grande qualité d'interprétation et tout un pan de répertoire. Chez Carosone, ce qu'il y a en plus, c'est de l'humour, parsemé dans ses enregistrements, ce qui se traduisait là par des voix accélérées façon canard.
J'avais failli chroniquer ce disque ici au moment de son achat, avant de le remiser, je ne sais pas trop pourquoi, d'autant qu'il contenait aussi une bonne version de Bambino, mais la pochette était vraiment quelconque.
Celle de ce Cher Cher Carosone !, leur premier disque sorti en France chez Philips (les précédents l'étaient chez Pathé), est déjà beaucoup plus sympathique, et surtout, il comporte deux très bons titres.
Giacca rossa et Les pêcheurs de perles, sur un thème de Bizet, sont des chansons de bonne facture, mais sans surprise. Par contre, Rusticanella (reprise dans les années 1970 par... James Last !) est une marche endiablée, marquée par la présence incongrue d'une cornemuse. Et la perle des perles, c'est le dernier titre, Bernardine, écrit par Johnny Mercer et popularisé notamment par Pat Boone. J'ai d'abord noté le jeu excellent et surprenant de guitare, avec des passages très brusques de l'aigu au grave. Apparemment, le guitariste soliste du sextette de Renato Carosone à cette époque était Raf Montrasio, qui a joué un grand rôle dans son pays pour le développement de la guitare électrique, et je ne suis pas surpris de lire qu'il était fan de Duane Eddy et Les Paul. Mais ce n'est pas tout : cette fois-ci pas de manipulation sonore pour le chant, simplement il est dans un style... canin (pensez aux Chiens Chanteurs et au Casio Dog Band), qui ne peut que déclencher l'hilarité, au moins par effet de surprise.
L'humour de Carosone n'a pas échappé à Boris Vian : il a adapté l'un des plus grands succès de Carosone, Tu voa fa l'americano (Tu veux faire l'américain). Ça a donné Tout fonctionne à l'italienne sur un EP crédité Fredo Minablo et sa Pizza Musicale (alias Freddy Balta et André Popp) !



1 commentaire:

Zaki Bonois a dit…

j'étais vraiment comment dirais-je mais je ne trouve le mot comblé en écoutant CARO RENATo par GIGI d'Alessio c'est magnifique c'est le genre d'air que j'apprecis et encore CARRUSO par LUCIO DALLA

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