17 août 2012

NEW ORDER : Power, corruption & lies


Acquis dans une boutique de charité à Camberwell le 18 avril 2012
Réf : UPNORDER01 -- Edité par Upfront/Rhino en Angleterre en 2008 -- For promotional use only - Not for resale
Support : CD 12 cm
8 titres

Or donc, au cours des trente dernières années, j'avais déjà eu l'occasion d'acheter Power, corruption & lies, le deuxième album de New Order, en 33 tours, en cassette et en disque compact. Je n'avais donc aucune bonne raison de l'acheter à nouveau en CD, d'autant qu'on trouve les huit mêmes chansons sur toutes les éditions que je possède de cet album (il existe diverses éditions avec des titres en plus, dont la dernière édition en CD de 2008, qui contient un deuxième disque avec huit titres tirés de quatre maxis de 1983 et 1984). Mais j'avais au moins deux mauvaises raisons d'acheter quand même ce disque : d'abord, à 1 £ les trois CD avec deux autres excellents albums de la méme série (Psychocandy de The Jesus and Mary Chain, que j'avais aussi déjà en CD, et Ocean rain d'Echo and the Bunnymen, que je n'avais qu'en vinyl), je ne me ruinais pas, et puis, la pochette étant différente des autres éditions, je crois que c'est ce jour-là que j'ai eu l'idée de cette série de billets.
Ce CD présenté dans une simple pochette cartonné n'a pas été vendu dans les points de vente habituels. Il a été distribué, comme ça se fait beaucoup au Royaume-Uni depuis quelques années, à plusieurs centaines de milliers d'exemplaires avec un numéro du quotidien The Times d'octobre 2008.
Comme je le disais, la pochette de ce CD est évidemment différente de celle du 33 tours original, mais il y a aussi pas mal de changements par rapport aux premières éditions en CD 1986 :
  • Au recto, on trouve bien le quart supérieur droit d'une reproduction d'un tableau de 1890 d'Ignace-Henri Théodore Fantin-Latour intitulé Une corbeille de roses, mais étant donné que c'est ici une simple pochette cartonnée sans livret, il n'y a rien à déplier pour obtenir une reproduction complète du tableau, comme cela avait été imaginé par Peter Saville en 1986. C'est un signe que, fort logiquement, étant donné que ce CD en particulier n'est pas simplement un produit de l'industrie culturelle mais bel et bien un objet publicitaire destiné à développer ou à fidéliser le lectorat du journal, les considérations esthétiques qui ont pu guider le travail graphique original de Peter Saville en 1983 sont complètement balayées. Par exemple, le bas de la pochette a été coupé pour faire place en haut, sur un douzième de la surface quand même, au bandeau noir portant le titre du journal et l'intitulé de l'opération, "Culture+ presents". A la limite, ça fait moins de dégâts pour cette pochette que pour celle de Closer de Joy Division, également diffusé dans les mêmes conditions.
  • Les carrés du code couleur sont toujours présents en haut à droite de la pochette, sauf que, le bord droit de la pochette a lui aussi été en partie escamoté, ce qui fait que les carrés sont devenus des rectangles. C'est surtout gênant pour les deux du bas, divisés en deux dans le sens de la hauteur : il ne reste presque rien de ce qui était censé être les moitiés de droite blanche et bleu ciel des deux carrés. L'auteur d'une discographie très détaillée de New Order se demandait si on trouvait sur ce CD la version remastérisée en 2008 de l'album. Si on s'en tient aux pochettes, je ne pense pas que ce soit le cas : l'édition de 2008 a comme code couleur FACD75 (sans carré jaune et blanc), comme l'édition CD anglaise originale de 1986, alors que celle-ci a un code couleur qui, de façon erronée, épèle FACDT75, comme l'édition CD originale française, et surtout comme la réédition anglaise de 1993 chez London/Centredate, qui est sûrement celle qui a servi de base à cette édition.
  • Le nom du groupe et le titre de l'album n'apparaissent pas au recto de la pochette. Par contre, ils sont présents au verso, ce qui n'était pas le cas à l'origine. Toujours au verso, les deux découpes façon disquette qu'il y avait sur le 33 tours sont absentes. La rosace colorée, qui donne le code pour déchiffrer les carrés du recto est quant à elle bien présente. On y trouve aussi tout plein d'informations, dont les titres des chansons, qui en toute logique auraient dû être uniquement sur le disque lui-même, les crédits et plein de mentions légales et publicitaires, y compris encore un grand bandeau noir de publicité pour les abonnements au Times.
  • Sur le disque lui-même, on trouve en partie un fond noir, comme sur les étiquettes du 33 tours original, mais c'est uniquement pour le bandeau de The Times, qui tient encore plus de place que sur la pochette. Pour le reste, plus de titres des chansons et des crédits en spirale, juste le nom du groupe et le titre de l'album, une reprise d'une partie des crédits et des mentions légales, le tout imprimé normalement en horizontal sur fond gris. 
Après un quart de siècle, si l'intégrité musicale de l'album a été globalement respectée au fil du temps et des supports de diffusion, la pochette emblématique et très élaborée de cet album a pour sa part subi à peu près tous les outrages possibles. Qu'est-ce qui nous attend pour le prochain et dernier épisode de notre série ?

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