13 août 2017

SANDIE SHAW : Tell the boys


Acquis sur le vide-grenier d'Athis le 14 septembre 2008
Réf : PNV 24 197 -- Édité par Vogue en France en 1967
Support : 45 tours 17 cm
Titres : Tell the boys -- No moon -/- I don't think you want me anymore -- Hide all emotion

Allez, c'est parti pour le quatrième et dernier épisode de notre mini-feuilleton de l'été. Si vous avez raté le début, c'est ici.
Je reconnais la petite étiquette manuscrite avec la somme de 10 francs qui figure sur mon exemplaire : elle indique que j'ai acheté ce disque comme neuf avec tout un lot d'autres 45 tours Vogue, comme celui d'Eileen, à une petite dame, ancienne commerçante sûrement, qui avait déballé à Athis en 2008.
Si vous avez bien tout suivi, vous vous souvenez peut-être du deuxième épisode du feuilleton, au cours duquel, de façon assez mystérieuse, Vogue avait mis en vente une troisième version du EP Puppet on a string, avec une seule différence par rapport à la seconde version : la chanson Tell the boys avait été remplacée par Had a dream last night.
L'explication du mystère, on la tient sûrement. Quelqu'un avait dû penser que Tell the boys était une trop bonne chanson pour être gâchée en titre secondaire d'un disque avec la chanson gagnante de l'Eurovision. On a donc enlever vite fait la chanson, à un moment où le disque avait encore dû se vendre relativement peu, pour la mettre en face A du disque suivant, celui-ci, qui a dû sortir quelques semaines plus tard. Mais elle est restée présente sous le titre Prends la vie du bon côté sur le 45 tours en français sorti entre-temps !
Au passage, on note encore de l'à peu près dans le rappel catalogue au dos. Pas de souci pour Un tout petit pantin, mais pour Puppet on a string, c'est la toute première pochette qui y figure, sans macaron "1er Grand Prix Eurovision 67", alors que la liste des titres, avec Had a dream last night, correspond à la troisième version.
Au bout du compte, tous ces efforts n'ont pas servi à grand chose. Autant Puppet on a string et Un tout petit pantin ont été des grands succès en France, autant Tell the boys a dû faire un four. Du coup, je pense que ce disque est, pour Sandie Shaw, relativement rare.
En Angleterre, les choses ont été à peu près similaires : Tell the boys, arrivé deuxième de l'émission de sélection A song for Europe, a été mis en face B de Puppet on a string. Mais, quelques temps plus tard, "pour répondre à la demande du public", Pye a publié un EP avec Tell the boys en titre principal, accompagné des trois autres chansons de l'émission.
En France, ce n'est ni la même pochette ni les mêmes titres, ne serait-ce que parce que, on vient de le voir, Had a dream last night avait été mis sur l'EP précédent. En fait, on a ici quatre des titres de l'album anglais Puppet on a string, encore un truc sorti rapidement, qui compilait des titres hors album sortis depuis quelques années et qui n'a pas été édité en France à l'époque.
Alors, ce disque, qu'est ce qu'il vaut ?
Tell the boys, je ne vais pas m'attarder dessus car c'est la troisième fois qu'on en parle, mais c'est une bonne chanson qui, dans d'autres circonstances, aurait pu être un grand succès. Apparemment, c'était la préférée de Sandie Shaw parmi les cinq proposée pour l'Eurovision.
No moon est un titre au tempo moyen, très variétés, avec des cordes. Pas mauvais dans son genre, mais pas trop mon truc. Comme c'est signé "Moesser - Murphy", je me demande si ce n'est pas une adaptation en anglais d'une composition de Peter Moesser.
Le titre suivant, I don't think you want me anymore, est dû, lui, à Chris Andrews, l'auteur de la plupart des succès de Sandie Shaw, à l'exception très notable de (There's) Alway something there to remind me et Puppet on a string. C'est pas mauvais, pas mal chanté, mais ça reste assez quelconque. 
Hide all emotion est l’œuvre - tiens tiens, comme on se retrouve ! - de Marty Wilde. C'est un titre rapide, comme Tell the boys. On sent que, ça pourrait être très bien, mais non. Je ne sais pas si c'est une question d'arrangements, d'interprétation, de production ou de mixage (sûrement un peu de tout ça), mais ça reste sourd, plein de retenue, un peu comme si toute l'équipe, de Sandie Shaw aux musiciens, avait enregistré ça sans aucune conviction. Peut-être qu'ils ont trop pris les paroles au pied de la lettre et ont "caché toute émotion" !
Notre feuilleton de l'été touche donc à sa fin, mais pour prolonger le plaisir je vous propose de relire la chronique publiée plus tôt cette année du 45 tours de la Fanfare des Saints-Pères, qui contient une version instrumentale de Un tout petit pantin.

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