15 avril 2016

GRANDADDY : Hewlett's daughter


Acquis probablement par correspondance chez Action Records en Angleterre en 2000
Réf : VVR5014338 -- Édité par V2 en Angleterre en 2000
Support : CD 12 cm
Titres : Hewlett's daughter (Live at the Mercury Lounge) -- Wonder why in L. A. -- Chartsengrafs (Demo version) -- Hewlett's daughter (Video)

Howe Gelb a annoncé en début d'année qu'il allait mettre en sommeil Giant Sand après une dernière tournée européenne ce printemps, après plus de trente ans d'existence du groupe et alors qu'il atteindra lui-même soixante ans en 2016, après surtout la sortie en 2015 de l'album Heartbreak pass, qu'il estime (à raison) parfaitement réussi.
Étant donné que le concert prévu à Bruxelles tombait un week-end et que, en plus, Jason Lytle de Grandaddy était aussi à l'affiche d'une grande partie des concerts de la tournée, j'ai décidé de profiter de l'occasion pour m'offrir une virée en Belgique afin de voir une dernière fois Giant Sand sur scène, dix-neuf ans après mon premier concert du groupe.



Je m'attendais à voir Jason Lytle seul sur scène, mais non, il était accompagné d'un guitariste, qui faisait aussi des choeurs et jouait un peu de clavier. Jason a oublié de nous le présenter, mais ça s'explique peut-être tout simplement par le fait qu'il était épuisé : si Giant Sand en était à son quatrième concert de la tournée, lui venait de la rejoindre et avait voyagé le jour même depuis les Etats-Unis (plus de quinze heures de trajet...).
Le concert, dont on trouve chez Focus un compte-rendu détaillé (en flamand), était très calme : que des titres lents, sauf Disconnecty et sauf quelques intermède instrumentaux avec boite à rythmes et clavier. Le répertoire était surtout constitué de titres de Grandaddy (Now it's on, El caminos in the West, The crystal lake,...) qu'on a pris plaisir à réentendre dans des arrangements épurés, plus deux titres de ses albums solo et au moins une toute nouvelle chanson, Songbird's son.


Jason Lytle (à droite) et son guitariste-choriste, au Botanique à Bruxelles le 9 avril 2016. Photo : Pol Dodu.

Comme prévu, et même s'il tombait de sommeil, Jason Lytle a rejoint Giant Sand sur scène en fin de concert. Ils ont commencé par interpréter Hewlett's daughter, dans une version particulière, sans clavier mais avec pas moins de quatre guitares. A un moment, Howe réussit quand même à quasiment reproduire le son bizarre des synthés de Jason avec sa guitare et ses pédales d'effet.


Jason Lytle avec Giant Sand, Hewlett's daughter, au Botanique à Bruxelles le 9 avril 2016.

Hewlett's daughter est une chanson que je connais depuis que j'ai acheté The sophtware slump dès sa sortie. Mais à l'époque, avoir l'album ne me suffisait pas et j'achetais à un peu près tout ce qui sortait de Grandaddy. J'avais donc commandé aussi le single, que je ne risquais pas de rater puisque je recevais du groupe ou de son label des cartes postales annonçant les sorties. Celle de The crystal lake était en relief, celle de Hewlett's daughter est plus simple, mais réussie aussi, découpée en forme de piano :



Il fallait bien ça pour annoncer les différents formats du single : un 45 tours et deux CD, tous avec des faces B différentes. Mon choix s'est porté sur le CD 2 parce que, en plus de la vidéo de la version album du titre principal, il contenait une version en concert de Hewlett's daughter, un titre inédit et une démo.
Apparemment, ce disque est en fait très rare car il y a eu une erreur de pressage et la plupart des exemplaires du CD 2 contiennent en fait la vidéo plus les titres du CD 1. Voilà ce qui arrive quand on s'amuse à multiplier les formats !
Le titre en concert, enregistré au Mercury Lounge à New York le 16 mai 2000, est assez proche de la version de l'album, ce qui ne me surprend pas trop car, de mon expérience, l'improvisation sur scène n'était pas le point fort de Grandaddy.
En écoutant la chanson pendant le concert, je m'étonnais qu'une chanson titrée La fille de Hewlett ait un refrain qui se termine par "J'aurais dû être votre fils". Il faut dire que je n'avais jamais prêté particulièrement attention à ces paroles, que je ne comprends pas complètement d'ailleurs ("High above the wrecks on ice shelves and glaciers" ?). Elles semblent en fait surtout s'adresser au père de Hewlett et je crois qu'on doit comprendre "J'aurais dû être votre gendre".
J'aime beaucoup le premier couplet :
"La fille de Hewlett aimait son père
et je crois qu'elle m'a aimé aussi pendant un petit moment.
La fille de Hewlett, je l'ai oubliée.
Maintenant je traite les eaux et les déchets la nuit."
Wonder why in L.A. n'est pas mal du tout, du Grandaddy assez typique, mais j'aime mieux la version démo de Chartsengrafs. Il faut dire que cette chanson très punky, où Grandaddy retrouve l'influence Pixies de ses débuts, est une de mes préférées de The sophtware slump.

L'édition européenne du single, en un seul CD, a l'avantage de rassembler sur un seul disque toutes les faces B anglaises, à l'exception malheureusement de Chartsengrafs. Par contre, sur la réédition en double CD de 2011  de The sophtware slump, il y a bien Chartsengrafs et les autres titres, mais pas la version en concert de Hewlett's daughter !

Jason Lytle et Giant Sand seront le 19 avril au Trabendo à Paris pour l'ultime concert de cette tournée.

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