13 juillet 2014

SUBMARINE TRACKS & FOOL'S GOLD (CHISWICK CHARTBUSTERS VOLUME ONE)


Acquis au Record and Tape Exchange de Notting Hill Gate à Londres vers 1984
Réf : CH 2 -- Edité par Chrysalis en Angleterre en 1977
Support : 33 tours 30 cm
12 titres

Si tout va bien, je serai samedi prochain 19 juillet aux Tontons Bringueurs à Paris pour la projection de A message to the world : Whatever happened to Jesse Hector ?, un documentaire sur le parcours de ce musicien, connu notamment pour son groupe The Gorillas, réalisé par Caroline Catz. Je découvre à cette occasion l'intérêt de Caroline Catz pour la musique. Je la connaissais jusqu'à présent comme actrice principale de la légère mais excellente série anglaise Doc Martin (attention, une version française de cette série, également intitulée Doc Martin, transposée de Cornouailles en Bretagne, a été réalisée, avec Thierry Lhermitte dans le rôle principaL. Jusqu'à présent, je me suis bien gardé de n'en regarder ne serait-ce qu'un épisode). Jesse Hector sera présent pour cette soirée, organisée par son agent français Philippe Migrenne, ainsi que Caroline Catz et  l'ami Phil King, bassiste/guitariste multi-cartes (Hangman's Beautiful Daughter, Servants, Felt, Biff, Bang, Pow !, Apple Boutique, See See Rider, Lush, Jesus and Mary Chain,...), qui a participé au film.
Des Gorillas, j'en connaissais juste assez pour savoir qu'ils étaient aussi connus en tant que The Hammersmith Gorillas avant de lire le bon résumé de la carrière de Jesse Hector qu'a fait Planet Gong. Je vais attendre de voir le film samedi pour en savoir plus, mais pour patienter j'ai fait le tour de mes étagères et dénicher le seul de mes disques où figure The Gorillas, la première compilation publiée par Chiswick Records. Le titre, Submarine tracks & fool's gold (Titres sous-marins et or des fous), est asse rigolo, surtout associé à la photo de pochette, qui met en scène des mecs qui entrent vendre des disques d'or chez un ferrailleur de Chiswick, une banlieue de Londres.
Comme beaucoup de mes disques, j'ai trouvé celui-ci dans la cave chez Record and Tape Exchange, où j'ai passé de longues heures les après-midi pendant l'année où j'ai séjourné à Londres.
A l'origine de Chiswick, il y a Rock On Records, un disquaire qui vend aujourd'hui en ligne mais qui a démarré en 1971 en vendant ses disques sur des stands dans des marchés londoniens. Le label a démarré fin 1975, quelques mois avant Stiff. Ces deux indépendants ont beaucoup de choses en commun, à commencer par des racines communes solidement ancrées dans le pub rock. Les deux se sont aussi pris en plein la vague punk quelques mois après leur lancement. Chiswick vit encore aujourd'hui via son sous-label Ace, devenu un grand nom de la réédition.
On trouve ici trois titres des Gorillas extraits des deux singles du groupe édités par le label, l'excellent She's my gal, sorti en août 1976, et les deux faces de Gatecrasher, ma préférée étant la B, Gorilla got me, qui rappelle que le groupe avait eu du succès en 1974 avec une reprise de You really got me. Ce titre était prévu pour être chanté, ils l'ont finalement laissé principalement instrumental et c'est très bien comme ça.
Le reste de l'album est constitué du maigre catalogue d'artistes du label débutant, avec deux titres de la toute première sortie du label par Count Bishops, Teenage letter et Route 66. Little Bob Story, également présent sur une autre de mes compilations anglaises, New wave, tient parfaitement son rang avec deux titres à pleurer, I'm crying et surtout Baby don't cry. Radio Stars s'amusent avec Dirty pictures ("Je veux faire des photos cochonnes de toi") et mes chouchous Rocky Sharpe and the Razors  font revivre le doo-wop avec les superbes Drip drop et So hard to laugh.
Un des clous du disque, c'est le titre d'ouverture, Keys to your heart, la face A du premier single des 101'ers. Le dernier aussi, du vivant du groupe, puisque les responsables du label ont eu la mauvaise surprise, avant même que le disque soit sorti, de se voir annoncer par le chanteur, sur le point de se transformer en Joe Strummer, qu'il allait rejoindre un groupe punk, The Clash.



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