07 mars 2010

DAVID Mc NEIL : Group Captain Crash


Acquis chez Noz à Dizy le 6 mars 2010
Réf : SH 40046 -- Edité par Saravah en France en 1972
Support : 45 tours 17 cm
Titres : Group Captain Crash -/- Hollywood

La distribution commerciale et les circuits de déstockage garderont éternellement une part de mystère. Trouver chez Noz quelques disques vinyl des années 90 (un picture-disc des Happy Mondays, mais surtout des rééditions de 1996 de Jacques Higelin et Johnny Rivers), ça me parait relativement logique, mais qu'il y ait avec eux une petite poignée de trois 45 tours Saravah de 1972, ça réussit encore à me surprendre !
Volontairement, mais peut-être à tort, j'ai laissé les deux raretés de Catharsis qui se trouvaient là. Par contre, j'ai pris ce 45 tours de David Mc Neil car Philippe R. avait dû me recommander chaudement et me prêter son premier album il y a déjà un bon moment, et je connaissais aussi quelques-uns de ses titres via des compilations Saravah.
Comme je l'espérais, ce 45 tours date bien du premier album. Ce disque "neuf" n'avait jamais été écouté auparavant. Il est à peine gondolé, l'apparence des sillons est parfaite, mais ses 38 ans d'âge se font entendre à l'écoute : ça craque un peu...
Les deux titres, chantés en français, sont entièrement placés sous le signe de l'Amérique mythique. Côté musique, on est du côté du folk avec le banjo, le piano (tenu par Pierre Barouh), la flûte, l'accordéon (Jacques Higelin) et même une référence à Crosby, Stills et Nash dans les paroles. Les paroles sont la grande réussite du disque, et là aussi ça se passe aux States. Group Captain Crash est une chanson en "ache" qui conte les aventures conjugales du Capitaine, avec des passages bien vus ("Sans que tu saches, ta femme vend ses appas laches"). Quant à Hollywood, avec moins de jeux de mots, il y est question des aventures d'un personnage, d'Est en Ouest (sur un vélo volé !), avec ménage à trois sur un bâteau.
Hollywood est je crois l'une des chansons les  plus connues de David Mc Neil, notamment parce qu'elle a été reprise en 1980 par Yves Montand. Je n'ai écouté de cette reprise que les trente secondes réglementaires, mais ça a suffit pour répondre à presque toutes mes questions : la version est accélérée, Montand est ridicule quand il prononce "Sunset" "Cent sept", et surtout j'ai compris comment la question des paroles a été réglée (Je ne l'imaginais pas du tout chanter "En deux mois on jouait tout Gerschwin sur des verres à moutarde") : elles ont été tout simplement passées à la troisième personne, ce qui en réduit fortement l'impact.
J'ai juste un petit problème avec l'histoire discographique de la chanson Hollywood. Elle donne son titre au premier album de David Mc Neil, sorti en 1972. Philippe R. a d'ailleurs acheté cet album surtout pour cette chanson. Il n'a plus son exemplaire mais se souvient bien que la chanson était dessus. Le problème est que, partout en ligne, et notamment sur le site officiel, la chanson n'est pas listée parmi les titres du disque. Elle figure bien sur le deuxième album, L'assassinat, paru en 1975, mais il s'agit d'un autre enregistrement, avec piano et guitare slide, chanté en anglais qui plus est.
Alors ? Est-ce qu'à l'origine la chanson-titre n'était que sur la face B du 45 tours (ça s'est déjà vu) ? Est-ce qu'elle était dès le début sur l'album sans être listée, ou est-ce qu'il y a eu un nouveau couplage lors d'un repressage ? Pour l'instant, je n'ai pas la réponse, mais j'en saurai peut-être plus si je tombe sur l'album lors d'une prochaine visite chez Noz...

6 commentaires:

Jean-Pierre Moya a dit…

"Hollywood" figure bien sur le premier album de David Mc Neil sorti chez Saravah, qui s'appelle tout simplement "David Mc Neil". Elle fait l'ouverture de la façe B. Tout l'album est excellent, mais effectivement - et pour les raisons que tu évoques - la version de Montand quelques années plus tard ne vaut pas tripette. Pour l'anecdote, David Mc Neil est le fils de Marc Chagall, et je l'ai vu un jour interrompre un concert pour aller mettre un pain dans la tronche d'un spectateur qui l'emmerdait. Peut-être Folk dans sa musique mais quand même Rock N' Roll le monsieur ! Enfin, moins maintenant qu'il est un habitué de la bande à Souchon.

Pol Dodu a dit…

Jean-Pierre,
Merci pour ces informations. On peut toujours compter sur les valeurs sûres !
Du coup, je suis retourné une énième fois sur la page de l'album du site officiel de David McNeil et j'ai enfin compris l'origine de ma méprise : la liste des titres est présentée de telle façon que j'ai considéré que le mot "Hollywood" était le titre de l'album, car il est écrit en plus gros, alors qu'il sert aussi de titre de chanson : en cliquant dessus, on tombe sur les paroles et un extrait.
Je pense que les rédacteurs de Wikipedia se sont fait avoir comme moi car ils ne ddonnent pas Hollywood dans la lliste des titres.

Jean-Pierre Moya a dit…

David Mc Neil racontait il y a quelques jours que la phrase que tu cites est celle qui est venue en premier. Tout le reste de la chanson a en fait été construit autour !

Pol Dodu a dit…

Jean-Pierre, tu parles bien de "Hollywood", toujours, pas de Group Captain Crash ?
Je suppose qu'il a fait cette réflexion au cours de la promotion de son livre de souvenirs "28 boulevard des Capucines", qui a l'ai intéressant...

Jean-Pierre Moya a dit…

De "Hollywood", oui, je continuais cette conversation entamée bien plus tôt. Et c'était effectivement pour la promo de son bouquin.

Pol Dodu a dit…

David Mc Neil a publié en 2013 un livre, Quatre mots, trois dessins et quelques chansons, dans lequel il présente et commente chronologiquement les paroles d'une large sélection de ses chansons. C'est bien écrit, bien dosé : j'ai pris grand plaisir à le lire.

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