01 juillet 2008

RIP RIG + PANIC : You're my kind of climate


Acquis neuf à Paris ou à Londres en 1982
Réf : VS 507 -- Edité par Virgin en Angleterre en 1982
Support : 45 tours 17 cm
Titres : You're my kind of climate -/- She gets so hungry at night she eats her jewellery

Jeudi 20 mai 1982. C'était le premier jour du 3e Festival des Musiques de Traverses de Reims, qui se déroulait traditionnellement sur les quatre jours du long week-end de l'Ascension. C'était aussi le premier jour du premier festival rock auquel j'ai assisté. Certes, cette manifestation dans des salles avec fauteuils avait peu à voir avec les grands festivals rock estivaux en plein-air, mais l'ambiance y était quand même, avec une foire aux disques, du public venu de toute l'Europe et plein de musique bizarre.
La première leçon que j'ai apprise ce jour-là, c'est que dans les festivals on attend. La programmation a pris un grand retard dès le premier concert de l'après-midi, le seul auquel j'ai assisté. Du coup, le pianiste italien Massimo Giuntoli, prévu pour jouer le soir, a joué en premier. Je l'ai trouvé plutôt prétentieux.
Pour ce premier jour, je n'ai d'ailleurs pas eu trop de chance au niveau de la programmation, puisqu'ensuite se produisait le Quartet d'Henri Texier, avec notamment Louis Sclavis. Du jazz, excellent et à l'excellente réputation justifiée, mais le jazz c'est pas trop mon truc.
Ce qui a sauvé mon après-midi, c'est le concert de Rip Rig + Panic. Je présume que c'est à cause d'eux qu'il y avait du retard car ils sont arrivés sur scène alors que le public était déjà depuis longtemps à attendre dans la salle... et ils ont commencé à faire une balance qui m'a paru interminable. Il faut dire qu'avec six ou sept ou huit musiciens sur scène (je ne sais plus), un piano, des cuivres, des percussions, ça demande un minimum de réglages techniques.
C'était très long, mais je ne m'ennuyais pas. Je n'étais pas affalé dans un fauteuil mais accoudé à la scène, et je ne perdais pas des yeux la chanteuse du groupe, en robe africaine, qui ne tenait pas en place et qui passait son temps à virevolter d'un bout à l'autre de la scène. Cette chanteuse, c'était Neneh Cherry.
Pas étonnant que, avec une chanteuse aussi fascinante, j'ai trouvé le concert super, très entraînant. J'étais même tellement pris par l'ambiance que j'ai apparemment beaucoup dansé...
J'ai quand même quitté Neneh des yeux suffisamment longtemps pour remarquer le grand sec qui dansait et jouait de la clarinette. Ce grand sec, c'était très certainement Gareth Sager, qui plus tard a fondé le groupe Head.
Le vendredi, j'ai fait l'impasse sur le festival, mais le samedi j'ai eu droit à un festin de roi avec les concerts d'Etron Fou Leloublanc, This heat, Kas Product, les Raincoats et Tuxedo Moon (excusez du peu !) et le dimanche a commencé par le concert surprise de Fall of Saigon !
Dans la foulée de ce concert, j'ai fait l'acquisition quelques temps plus tard de ce 45 tours, le seul disque de Rip Rig + Panic que je possède. Ils 'agit de l'un des deux singles sortis entre leurs deux albums studio, un objet assez arty avec des photos de Cocteau en pochette.
Le côté africain du concert y est moins marqué, mais on retrouve leurs principales qualités sur la face A : un titre rapide avec des aspects funky et jazz et un refrain très accrocheur, que j'avais dû entendre à la radio avant ma décision d'achat. Par contre, le chant de Neneh Cherry sur les couplets m'a toujours semblé un peu forcé, comme sur certains de ses tubes.
La face B est quasiment un solo de piano de Mark Springer, agrémenté de quelques interjections vocales, sans grand intérêt même si le titre est intrigant (ils s'en étaient fait une spécialité, visiblement...).

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