29 avril 2007

ELLIOTT MURPHY : Collector inédit : Something borrowed, something blue, something new


Acquis probablement chez Parallèles à Paris vers 2000
Réf : 3042425 -- Edité par Last Call en France en 1998 -- Ce CD inédit vous est offert par votre disquaire. Interdit à la vente -- Not for sale
Support : CD 12 cm
Titres : Glorious feeling -- As bad as it gets -- Take time to know her

Au temps où j'achetais des disques neufs en magasin, j'avais rarement l'occasion de participer aux opérations promotionnelles du type "Acheter le nouveau CD de X" et vous aurez un CD en plus avec des titres rares, tout simplement parce que les artistes qui m"intéressaient étaien rarement l'objet de ce type de promotion. Mais quand je tombe sur un de ces disques "interdits à la vente" pour pas cher, j'aime bien le prendre, surtout quand il s'agit de gens que j'aime bien, comme Elliott Murphy.
Ce disque a été diffusé au moment de la sortie de l'album "Beauregard", un disque que je ne connais, mais qui marque apparemment le début de la collaboration d'Elliott Murphy avec le guitariste Olivier Durand. Et si j'en crois la qualité de ces morceaux qui en sont contemporains, l'album doit être bon.
"Glorious feeling", qu'on trouve en bonus sur quasiment toutes les éditions de l'album, est un très bon exemple du style typique de composition de Murphy pour des titres au tempo assez rapide.
"As bad as it gets", qu'on trouve en bonus sur de nombreuses éditions non-européennes de l'album (et sur le vinyl allemand !), est le titre que j'aime le moins des trois. Murphy est un peu emprunté et la chanson a du mal à décoller. A la production, on trouve Kevin Salem, l'un des producteurs de "Chore of enchantment".
Le "Something borrowed" du disque, c'est "Take time to know her", reprise d'un tube de Percy Sledge de 1968. Un superbe slow, de bonnes paroles, et une deuxième voix, très grave et très réussie, due à Alain Chennevière. Evidemment, c'est ce titre qui est le plus dur à trouver puisque, outre ce CD trois titres, on ne le trouve que sur l'édition japonaise de "Beauregard"...

28 avril 2007

MARCEL BIANCHI et ses "HAWAÏANS BEACHCOMBERS" : Blue moon


Acquis sur le vide-grenier d'Oger le 22 avril 2007
Réf : EPL. 7 827 -- Edité par Vogue en France dans les années 1960
Support : 45 tours 17 cm
Titres : Blue moon -- Dream -/- What is this thing called love -- Japanese sandman

Il faisait beau, le vide-grenier était très familial et sympathique, ce qui n'est pas toujours le cas, et dans le premier petit carton de quelques disques que j'ai fouillé, au beau milieu d'une série de disques sans aucun intérêt, la bouille de Marcel Bianchi m'a souri, sur fond de ciel bleu également.
A ma question, la dame du stand a répondu que les petits disques étaient à 1 €, comme les grands, et à son ton j'ai bien compris qu'il n'y avait pas à discuter là-dessus, même si j'avais l'air surpris. Mais de toute façon, je n'avais pas envie de discuter. Cet EP de Marcel Bianchi, avec sa pochette et son disque en parfait état, me convenait parfaitement et j'étais bien content de l'empocher pour 1 €. D'autant plus qu'il y a "Blue moon" dessus.
Je crois qu'il est à peu près impossible de faire une version complètement mauvaise de "Blue moon". Le 31 décembre 2003, j'ai assisté à Nantes à un spectacle des Plasticiens Volants, dont l'accompagnement musical était composé uniquement de versions de "Blue moon". Et bien, croyez-moi si vous le voulez mais toutes ces versions étaient bonnes !
En fait, cette version par Marcel Bianchi, je l'avais déjà depuis le 11 novembre 2005, jour où j'ai acheté l'album compilation "Super Surprise-Partie Kangourou Tentation n° 9", sur lequel elle figure. C'est ce même jour que j'avais trouvé le EP de Santo & Johnny avec "Sleep walk" et "Blue moon" dessus.
La guitare hawaïenne de Marcel Bianchi est excellente sur "Blue moon", même si globalement la version est assez quelconque, avec du glockenspiel et une contrebasse un peu pataude. par contre, l'enchaînement est parfait avec "Dream", un tube de 1958 signé Johnny Mercer, sur lequel la guitare hawaïenne est aussi présente.
La face B est beaucoup moins dans mes goûts. On est dans le jazz avec une reprise de Cole Porter et un classique signé Whitting. La contrebasse est toujours aussi pataude, et surtout la guitare se met en retrait, à tel point que le xylo-métallo-truc a carrément droit à un solo sur chacun des deux titres !
Mais bon, moi aussi je peux me mettre en retrait. En effet, le texte collé par Vogue au dos de la pochette de ce disque de la série "Spécial danse" se suffit à lui même :
"Blue moon", cela signifie beaucoup de choses.
"Dream", le dictionnaire nous dit "Rêve".
"What is this thing called love", n'importe quel élève de 6e vous dira : "Quelle est cette chose que l'on appelle l'amour".
Et "Japanese sandman", le fameux "Marchand de sable japonais", cher aux enfants de Californie et d'ailleurs.
Voici quatre titres qui, pour une fois, traduits en français, vous donnent une idée exacte de la poésie qui se dégage des disques de danse de MARCEL BIANCHI qui, une fois de plus, nous entraîne au pays de la "Lune bleue".

26 avril 2007

THINK ABOUT MUSTAPHA


Acquis neuf en France en 1994
Réf : A.P.C. 02 -- Edité par A.P.C. en France en 1994
Support : CD 12 cm
11 titres

Les CDs étant souvent emballés sous cellophane, on enlève les étiquettes en les ouvrant, c'est donc autant moins d'indices pour se souvenir du lieu d'achat d'un disque. Pour celui-ci, j'hésite entre Reims et Paris, mais mémoire me fait défaut.
Par contre, je me souviens très bien de Jonathan Richman au Printemps de Bourges en 1994, succédant à Ben Vaughn sur scène et chantant "Tu m'alloumes comme une alloumette" et "Je prends les roses et les épines aussi" quand il reprenait "Mustapha" sur scène.
A.P.C. (Atelier de production et de création) est à l'origine une maison de création de mode, qui s'est diversifiée au fil du temps et s'est lancée dans la production musicale dans les années 1990. Ils sont sorti plusieurs productions de Bill Laswell, plusieurs compilations et surtout, c'est A.P.C. qui a replacé Lili Boniche sur le devant de la scène. Ils sortent moins de disques depuis quelques temps, mais ont encore publié récemment un album de Jean Touitou, "Let the poor boy rock'n'roll", le fondateur d'A.P.C. et l'homme qui, plus que probablement (les notes de pochette ne donnent aucune précision à ce sujet), est à l'origine de cet album.
Cette compilation est consacrée à "Mustapha", une chanson orientale dont l'origine reste discutée (elle se situe probablement en Egypte), surtout connue en France pour la version franco-arabe qu'en a donné Bob Azzam en 1960 ("Chérie je t'aime, chérie je t'adore, como la salsa del pomodoro").
Déjà, j'aime beaucoup cette chanson. En plus, une sacrée brochette de personnalités attachantes s'est attachée ici à lui rendre justice. Il est notamment intéressant de voir rassemblés sur le même disque Jonathan Richman et Pascal Comelade (Comelade reprend depuis des années "Egyptian reggae", sur scène et sur disque), sachant qu'ils n'ont à ma connaissance encorre jamais enregistrés ensemble. Là on y était presque, mais pas tout à fait encore : ils ne jouent pas ensemble, mais leurs titres s'enchaînent.
C'est justement Jonathan Richman qui ouvre le bal, avec un enregistrement produit par Brennan Totten, son producteur attitré de ces années-là. L'arrangement est très travaillé et très réussi, et c'est toujours un plaisir de l'entendre chanter en français. La version instrumentale qui est proposée un peu plus loin sur le disque est un enregistrement différent de la version chantée. Il fait la part belle au jeu de guitare acoustique de Jonathan (avec même un peu de guitare électrique en plus) et est très réussi. Sa version est la plus proche de celle de Bob Azzam, avec celle de Rachid Taha, qui est évidemment parfaitement dans son élément ici et qui "rocke la casbah" avec son interprétation.
Comelade joue avec nos nerfs dans sa version : on a l'impression qu'il la construit élément par élément, et ce n'est que dans le dernier quart des 2'30 qu'elle dure qu'on reconnaît l'air du refrain de la chanson.
On ne peut pas dire non plus qu'on reconnaît beaucoup la chanson de départ dans la version de Solo (mixée par Doctor L.), sauf lors d'un très bref break, qui est dominée par une excellente ligne de basse digne de Jah Wobble. Les deux versions en bonus à la fin du disque avec des sons d'ambiance me plaisent moins
Nicky Skopelitis, avec Bill Laswell à la co-production, donne une autre version instrumentale, de 11'30, qui sonne tèrs orientale, avec des tablas et du sitar.
Grégoire Garriques et Jean Touitou proposent tous deux des versions très rock de "Mustapha". Celle de Grégoire Garrigues, dans un style rockabilly, est chantée dans une langue que j'ai eu du mal à identifier, mais qui semble bien être de l'anglais. Celle de Jean Touitou est plutôt dans un style surf rock, dans un style proche de celui de certains enregistrements de Jonathan Richman, avec l'utilisation d'un effet de son aquatique sur la guitare qui rappelle nombre de disques du genre, et notamment le "Jacques Cousteau" de Plastic Bertrand et Andy Paley.

Ce disque est toujours en vente sur le site d'A.P.C.

22 avril 2007

JONI DEE featuring THE TIMES : Here come the holidays (Voici les vacances)


Acquis chez Rough Trade à Londres début 1984
Réf : POP 50 -- Edité par Art Pop en Angleterre en 1982
Support : 45 tours 17 cm
Titres : JONI DEE featuring THE TIMES : Here come the holidays (Voici les vacances) -/- THE TIMES : Three cheers for the sun

Dans l'esprit de "Il fait beau" d'Helen Love, un disque sorti près de quinze ans plus tôt. Alors que Dan Treacy des Television Personalities fondait Whaam! Records, son compère Ed Ball lançait Art Pop avec ce single, crédité à l'origine sur la pochette à Joni Dee (et Joni Dee featuring The Times au dos), mais sur mon exemplaire, distribué après les premiers succès d'estime de The Times, un autocollant reprenant le logo de The Times pour l'album "This is London" a été apposé sur le nom de Joni Dee.

"Here come the holidays" est un exercice de style de chanson pop légère de vacances, et dans ce style, il est beaucoup moins réussi que "Il fait beau". Déjà, à part l'expression "Voici les vacances", il est chanté entièrement en anglais, le rythme est un peu lourdaud, surtout la basse, et la voix de Joni Dee ne convient pas tout à fait au genre d'esprit léger que visait ce single. Pour écouter Joni Dee dans un bien meilleur contexte, je vous conseille de vous reporter à la face B du "Collapsing new people" de Fad Gadget, sur laquelle elle signe et chante une très belle valse, "Spoil the child", sous le nom de Joni Sackett.
On reconnaît quand même bien la patte et le classicisme pop d'Ed Ball sur ce titre. Par moment, notamment quand il y a un break, on pense à son "tube" "I helped Patrick McGoohan escape".

La face B, "Three cheers for the sun", est une version instrumentale plutôt mieux réussie de "Here come the holidays". L'orgue-synthé au son pourri répond à la guitare acoustique et à la guitare électrique à la Shadows, ce qui convient bien à une chanson sur le soleil et qui n'est pas dû au hasard car on trouve gravé sur le disque le message "Out of the shadows".

20 avril 2007

HELEN LOVE vs. BELMONDO


Acquis par correspondance chez Che en Angleterre en 1996
Réf : WJ 4 -- Edité par Wurlitzer Jukebox en Angleterre en 1996
Support : 33 tours souple 17 cm
Titres : BELMONDO : Metroliner -- HELEN LOVE : Il Fait Beau

Pas un nuage ni une goutte de pluie depuis plus de deux semaines, les membres de la liste de discussion sur Jonathan Richman qui s'interrogent sur Helen Love, il était temps de ressortir ce disque.
A l'époque, je commandais régulièrement des disques chez Che, et si j'ai commandé ce flexy d'Helen Love, dont je ne connaissais aucun enregistrement, c'est parce que j'avais beaucoup aimé la reprise de son "Punk boy" par Ash, parce que le titre en français était intrigant, et parce que ce disque souple était presque donné.
C'est Belmondo qui ouvre le bal, un groupe de Washington qui, d'après ce que nous apprend Tweenet, a juste sorti un single chez K.
"Metroliner" n'est pas mauvais, avec un son un peu noisy pop années 80, la basse en avant, mais je n'avais pas dû l'écouter plus de deux fois avant aujourd'hui.
Car le titre mémorable du disque, c'est bien le "Il fait beau" d'Helen Love.
Il est enregistré en France, à Surges (Mappy n'a même pas pu me situer cet endroit), chez la tante de Sheena, pendant les vacances on imagine.
La musique est une pop synthétique bricolo et lo-fi, qui pourrait faire penser à la Lio d' "Amoureux solitaires", et la chanson est effectivement chantée en français, avec tout le charme que les anglo-saxons apportent généralement à cet exercice.
Et pour les paroles elles-mêmes, c'est léger, mais rafraichissant. Ça commence par "Il fait beau, c'est bien, Teenage Fan Club à la radio", après ça se gâte un peu côté prononciation : "Nousse mangeons tu et moi", puis un truc que je comprends pas qui commence par "Plastique plastique".
C'est vers le milieu de la chanson que vient la référence qui augmente encore la bonne humeur de l'auditeur : "Regarde le soleil dans le ciel, Jonathan Richman à la radio, il fait beau, c'est bien".
On trouve aussi "Il fait beau" sur la compilation CD "Radio hits 2" d'Helen Love, sortie en 1997.

15 avril 2007

MISSING SCIENTISTS : Big city, bright lights


Acquis d'occasion probablement dans un Record & Tape Exchange à Londres vers la fin 1983
Acquis en solde en France peut-être bien chez Royer à Epernay dans la seconde moitié des années 1980
Réf : RT 057 -- Edité par Rough Trade en Angleterre en 1980
Support : 45 tours 17 cm
Titres : Big city, bright lights -/- Discotheque X

Je crois bien que, quand je suis tombé sur ce disque la première fois, je venais juste d'apprendre qu'il avait un lien avec les Television Personalities, mais je ne les avais pas encore vus en concert, et donc je n'avais pas encore rencontré Joe Foster. La deuxième fois, j'ai trouvé un exemplaire en meilleur état à 20 F soldé 12, et je l'ai pris comme "copie de sauvegarde".
Joe Foster est surtout connu comme un ancien membre des Television Personalities, comme le producteur maison des premières années de Creation Records, puis comme le fondateur du label Rev-Ola. Mais avant de sortir deux singles et un album dans les années 80 sous le nom de Slaughter Joe, il avait aussi sorti au tout début de la décennie ce single sous le pseudonyme des Missing Scientists. Au moment où ce disque est sorti, les membres de la nébuleuse Television Personalities sortaient des disques dans tous les sens, sous les noms les plus divers : The Gifted Children, The Times, Teenage Filmstars...
Ce single est intéressant car il est sorti par Rough Trade Records, mais il est enregistré au Blackwing Studio, l'antre de Mute Records, avec Eric Radcliffe et John Fryer comme ingénieurs du son, Larry Least à la co-production et Jacki au synthé. Ces deux derniers noms étant ceux respectivement du producteur et d'un membre des Silicon Teens, et ce sont des pseudonymes d'une seule et même personne, Daniel Miller, le fondateur de Mute Records. C'est à ma connaissance la seule apparition créditée comme telle des Silicon Teens en-dehors de leurs propres disques, et leur contribution est marquante car leur patte se reconnait fort bien dans le solo au synthé de la face A du disque. Les autres participants à cet enregistrement sont DanDan, soit Dan Treacy, des Television Personalities, et Empire, le batteur des Swell Maps.
La face A est une reprise assez fidèle d'un excellent hit reggae anglais de Dandy Livingstone. Joe Foster assure lui-même à la basse et au chant. L'original date de 1972, mais il y avait déjà un synthé bien en évidence dessus.
Dans une interview, Dan Treacy explique que la face B, "Discotheque X", a été improvisée en studio. On veut bien le croire. Le titre n'est cependant pas désagréable à écouter, une fois de temps en temps, avec une bonne rythmique, reggae également, sur laquelle on entend des bouts de dialogue.