14 juin 2026

THE OSMONDS : Crazy horses


Offert par Claire B. à Châlons en Champagne le 1er décembre 2024
Réf : 2006 142 -- Édité par MGM en Belgique en 1972
Support : 45 tours 17 cm
Titres : Crazy horses -/- That's my girl

J'ai rarement été autant surpris par les premières secondes d'un disque. Il faut dire que, en mettant ce 45 tours sur la platine, je m'attendais à entendre de la pop bubble gum. Je connaissais les Osmonds surtout de réputation; à l'époque de leurs succès au début des années 1970, j'enviais surtout le petit frère Little Jimmy Osmond, et d'autres jeunes stars comme René Simard ou Roméo.
De la pop légère, les Osmonds en faisaient, mais c'était avant leur sixième album, en 1972. Là, la chanson-titre Crazy horses démarre par quelques secondes d'un son strident, puis c'est carrément un riff de hard rock bien lourd qui démarre. Quand le chant arrive, il est dans la même tonalité. Je ne m'y attendais tellement pas que j'ai vérifié deux fois si le disque et la pochette correspondaient bien !

Ce disque fait partie d'un paquet de plus d'une vingtaine de 45 tours offerts par ma sœur, dont certains comme celui-ci ont été ramenés d'un séjour en Belgique.
La pochette est un beau ratage. Le label a repris celle de l'album, mais en monochrome en lieu et place de la quadrichromie. Du coup, le titre de la face A, qui était sur la pochette originale, se retrouve presque invisible, en fumée bistre sur fond bistre. Comme en plus le titre de la face B, comme le nom du groupe, est en blanc, au premier coup d’œil on ne voit que ces informations.

Un peu à la manière des Monkees, Crazy horses est le premier album où les Osmonds se sont imposés vis à vis de leur label et ont obtenu d'écrire et interpréter eux-mêmes leurs chansons.
Le son aigu si particulier dans l'intro est obtenu à partir de la "bande portamento" d'un orgue Yamaha YC-30.
Il y a une originalité dans le son de rock lourd de ce disque : l'intégration réussie de cuivres aux guitares sur le refrain, qui sont arrangés par le bien nommé Jim Horn !
Le tout est bouclé en 2'30, pas mal, surtout pour l'époque.
Pour la photo de pochette, le groupe est pris en photo dans une casse auto. C'est parce que les chevaux fous en question sont les voitures polluantes, qui ne manquaient pas en Amérique et qui se multipliaient. Ça ne s'est pas amélioré dans le demi-siècle qui s'est écoulé depuis, et les paroles ("Si elles continuent à rouler, alors c'est entièrement de notre faute") restent d'actualité. 

La face B, That's my girl, également tirée de l'album, n'est pour le coup pas du tout surprenante. C'est une chanson lente, avec envolées de cordes et de cuivres, chœurs et tout ça. Je ne l'écouterai pas deux fois !

Crazy horses a été un grand succès, mais le hiatus entre le son du disque et l'image du groupe est impressionnant. Gros son rock ou pas, avec les Osmonds on est en plein show business. Il y a des mouvements chorégraphiés, et surtout, pour leurs tenues de scène à paillettes, ils ont suivi le conseil d'Elvis et se sont adressés à son tailleur préféré Bill Belew. C'est à la mode de l'époque, mais ça pique et je ne peux m'empêcher de les trouver plutôt ridicules.

Le single a été réédité en 1995 en Angleterre dans une version remixée techno par Utah Saints. En 2025, Dave Audé a fait une version "Future rave". Autant rester sur la plutôt bonne surprise de la version originale...!




The Osmonds, Crazy horses, en direct en 1972 dans l'émission Beat-Club de la chaîne Erstes Deutsches Fernsehen.




La pochette de l'édition française de ce single. Un disque qui a dû se vendre énormément : je l'ai vu en vente des centaines de fois ces trente dernières années.

10 juin 2026

ORCHESTRE TOUT PUISSANT MARCEL DUCHAMP : Coagule


Consulté la première fois sur YouTube le 1er juin 2026
Réf : [sans] -- Édité par Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp en Suisse en 2026
Support : 1 fichier FLV
Titre : Coagule

Depuis quelques temps, l'ami Philippe R., en terme de musiques nouvelles, s'intéresse principalement aux performances en direct, souvent acoustiques, à l'esprit spontané, parfois familiales ou amicales. De la musique jouée dans une cour de maison en Afrique, dans un salon aux États-Unis, ou un vendredi au marché d'Uturoa.
C'est lui qui m'a signalé cette toute récente vidéo de l'Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp qui interprète en direct Coagule, une chanson de son dernier album en date, Ventre unique.

J'ai eu la chance de voir trois fois l'OTPMP en concert. D'abord sous chapiteau au Ptit Faystival en 2012 (où j'étais allé pour Patrik Fitzgerald et où j'ai découvert Arlt), en salle à Reims en 2014 et en plein air à Châlons en 2021 pour le meilleur festival de la Marne, les Musiques d'Ici et d'Ailleurs.

La vidéo est tournée à Genève, la ville d'origine de l'Orchestre, dans un lieu nommé Porteous. Ce n'est évidemment pas par hasard si ce lieu a été choisi. Cette ancienne station d'épuration est réinvestie depuis 2018 par un collectif qui y développe un projet de transformation culturelle et sociale.

Il y a sûrement de l'électricité à Porteous, mais pour l'occasion, l'OTPMD a choisi de jouer dehors, sans amplification ni instruments électriques.
La formation compte 18 membres. Ils n'ont jamais été aussi nombreux quand je les ai vus en tournée. Nombreux, certes, mais il n'y a rien de surchargé dans l'excellente chanson qu'est Coagule. Chacun apporte sa pierre à l'édifice, tout le monde participe, personne ne se met en avant.

Le chant lui aussi est collectif, avec des paroles marquantes : une question macro-existentielle, "C'est assez inédit comme forme de tristesse, l'extinction d' l'espèce", et puis "Nous aussi on touche le fond", "On ne comprend plus bien l'intérêt qu'on avait autrefois à obéir"...
La phrase qui comprend à la fois le titre de la chanson et celui de l'album se situe dans la suite de ces paroles, mais elle pourrait évoquer aussi l'Orchestre lui-même, voire le projet Porteous : "Pour le moment, on coagule dans un ventre unique, on s'agglomère autour d'un rêve commun".

C'est un très bon moment de musique vivante. Pour en vivre d'autres, rendez-vous par exemple le 20 juin à Virieu le Grand dans l'Ain pour fêter la musique avec l'Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp. 




La version de Coagule de l'album Ventre unique (2024).

06 juin 2026

JUNIOR PARKER : Love my baby


Acquis sur le vide-grenier de Recy le 31 mai 2026
Réf : CEP 104 -- Édité par Charly en Angleterre en 1978
Support : 45 tours 17 cm
Titres : Love my baby -- Mystery train -/- Feelin' good -- Fussin' and fightin' blues

Je devais passer par Recy en début d'après-midi. Même à cette heure tardive, ça valait le coup de s'y arrêter, d'autant que la brocante était plus grande que dans mon souvenir. Il n'y avait pas beaucoup de disques, comme c'est presque systématiquement le cas ces temps-ci, mais j'ai quand même acheté deux 45 tours à 1 € sur deux stands familiaux, qui proposaient chacun une boite à chaussures de quelques disques par ailleurs inintéressants.
Celui-ci, avec sa pochette colorée, j'ai cru un instant que c'était un disque de Ray Parker Jr que je ne connaissais pas. Mais quand j'ai vu la mention "Mystery train" j'ai tout de suite su qu'il n'y avait rien à voir avec les années 1980 ou la musique du film SOS Fantômes !

Mystery train, quand on lit ça, on pense à Elvis Presley et, pour beaucoup de ma génération à Peter Guralnick, puisque c'est le titre de son livre paru initialement en 1975, avec un chapitre entièrement dédié à cette chanson.

Ce super EP que j'ai trouvé est l'une des rares rééditions en 45 tours des quatre titres publiés de Junior Parker publiés par Sun Records en 1953 (quatre autres ont été enregistrés et sont restés inédits à l'époque). Ce disque devrait d'ailleurs être crédité à Little Junior's Blue Flames, puisque c'est sous ce nom que sont sortis les deux singles originaux, en 78 tours et 45 tours.
Cette réédition est une publication du label anglais Charly, fondé en France par Jean-Luc Young. On est à l'époque encore au début de leur gros travail de réédition des grands titres du rock and roll. C'est l'un de la vingtaine d'EP publiés dans leur collection A jukebox giant, avec des pochettes très réussies dessinées par Mike Davidson (Je n'ai trouvé aucune information à son sujet). Les notes de pochette érudites sont signées par un autre des premiers historiens du rock, Charlie Gillett, auteur dès 1970 de The sound of the city, traduit en deux volumes chez Rock & Folk / Albin Michel : Histoire du rock 'n' roll : 1. La naissance et Histoire du rock 'n' roll : 2. L'apogée.

Junior Parker (1932-1971) était un chanteur et harmoniciste associé à la scène blues de Memphis. Sa spécificité était d'avoir un style de chant assez doux pour un chanteur de rhythm and blues.
Il a joué avec Howlin' Wolf et a été soutenu par Sonny Boy Williamson II. Repéré par Ike Turner, il enregistre son premier disque chez Kent en 1952, avant les deux disques chez Sun. Il fera la majeure partie de sa carrière chez Duke, de 1954 à 1966.

L'introduction de Love my baby confirme que la réputation proto-rockabilly de cette chanson n'est pas surfaite. Quand le chant arrive, on est surpris car on s'attend à entendre "Train, train...". C'est tout simplement parce que, comme l'explique Charlie Gillett, on connaît cette musique avant tout par la version d'Elvis de Mystery train, qui incorpore plusieurs éléments de Love my baby.
C'est ma préférée des quatre chansons de l'EP. Elle a été en tant que telle reprise assez fidèlement par Hayden Thompson en 1957, sous la houlette de Sam Phillips de Sun. J'aime moins la version très blues enregistrée par Junior Parker avec son compère de tournée Bobby "Blue" Bland.

Mystery train dans sa version originale est plutôt lente. Le saxophone évoque le sifflet d'une locomotive à vapeur. Guralnick insiste sur l'origine des paroles, qui proviennent d'un couplet d'une chanson populaire enregistrée pour la première fois en 1930 par The Carter Family sous le titre Worried man blues. Je me suis intéressé tardivement à cette chanson quand j'ai écouté la compilation de Devo Pioneers who got scalped, où l'on trouve la rareté It takes a worried man, enregistrée pour le film de 1982 de Neil Young Human highway.
Grâce à la version d'Elvis, Mystery train est devenu un classique, souvent repris.

Feelin' good
est un blues électrique qui, toujours selon les notes de pochette, s'inspire de Boogie chillen de John Lee Hooker. Cette chanson a elle-même été reprise en 1967 par Magic Sam sous le titre I feel so good (I wanna boogie).

Le dernier titre, Fussin' and fightin', est un blues lent, avec guitare et saxophone et un chant doux. Ça fait quatre excellents chansons sur quatre !

Junior Parker est mort en 1971 à 39 ans des suites d'une tumeur au cerveau. Il avait moins de succès sur la fin de son parcours, mais ça ne l'empêchait pas de suivre un chemin original pour un bluesman. L'un des derniers albums qu'il a enregistrés, The outside man, contient carrément trois reprises des Beatles, Taxman, Lady Madonna et une version ralentie et intéressante de Tomorrow never knows.

Je me suis aperçu que j'avais déjà les quatre titres de cet EP sur l'excellent coffret Les triomphes du rhythm and blues, mais je suis très content d'avoir ce 45 tours ! Il ne me reste plus qu'à tomber un jour sur Annie get your yo-yo, l'unique EP français de Junior Parker, paru sur Disques Pop en 1962.

03 juin 2026

SPARKS : Je m'appelle Russell


Consulté sur YouTube au moins depuis décembre 2025
Réf : [sans] -- Édité par Columbia en France en 1993
Support : 1 fichier FLV
Titre : Je m'appelle Russell

Je crois que c'est en regardant la liste des titres de The hell collection de Sparks que j'ai repéré une chanson en français et que je suis allé écouter Je m'appelle Russell sur YouTube pour la première fois.

Comme je l'ai déjà expliqué ici, cela fait un bon moment que je m'intéresse aux titres chantés en français par des non-francophones.
Je contribue régulièrement à la rubrique Parlez-vous français ? de l'Arrière-Magasin de Renaud Sachet mais en 2024, pour la chanson Madonna de Sparks, un single de 1988 qu'ils ont enregistré en plusieurs langues, je m'étais contenté de suggérer la chronique à Renaud. Cette fois-ci je me lance.

Madonna et Je m'appelle Russell ne sont que deux exemples de la relation particulière que les frères américains Ron et Russell Mael entretiennent avec le français et les francophones.

Cette liste n'est sûrement pas complète, mais il y a aussi : 
  • la chanson The Louvre en 1973 sur l'album A woofer in tweeter's clothing 
  • l'album Pas dormir de Bijou en 1979 produit par les frères Mael;
  • les paroles anglaises pour un album de Lio sorti au Canada, Suite sixtine;
  • également, les paroles de l'album Sex de Telex en 1981;
  • la collaboration avec Les Rita Mitsouko sur trois titres de l'album Marc et Robert, Singing in the shower, Hip kit et Live in Las Vegas; 
  • la chanson When you're a French director, enregistrée avec Leos Carax, parue en 2017 sur l'album Hippopotamus;
  • et surtout, la collaboration avec ce même Leos Carax pour la comédie musicale Annette, projetée en ouverture du festival de Cannes en 2021, dont la musique et le scénario sont de Sparks.

The hell collection est une compilation de raretés. C'est le pendant de The heaven collection qui rassemble leurs succès. Les deux ont été publiées en 1993 par Columbia, uniquement en France.
Je m'appelle Russell fait partie des huit titres précédemment inédits qu'on trouve sur The hell collection.
La chanson date de 1977, une époque où le groupe était justement signé chez Columbia. On trouve sur Discogs un disque souple technique de Columbia avec cette chanson. Je n'en sais pas plus. Y a-t-il eu un projet de 45 tours pour le marché français ? Ont-ils créé cette chanson pour une grande émission de variétés à la télé ? En tout cas, la chanson est longtemps restée dans les cartons et je suis bien content qu'elle ait fini par en sortir.

Musicalement, ça démarre sur un léger disco bien d'époque, puis vient le chant avec notamment ces paroles
"Mais quand tu me dis que tu veux dormir j'ai peur,
Je ne sais pas quoi faire car chaque soir je suis angoissé
Tu rêves à haute voix,tu parles en chanteurs français.
Mais je m'appelle Russell, tu te souviens ? Johnny Hallyday ? Non !
Je me demande pourquoi tu penses que Julien Clerc habite chez moi.
Je m'appelle Russell, tu te souviens ? Michel Polnareff n'est pas là.
S'il te plaît, réveille-toi et pense juste à moi.
"

Je trouve bien délirante et assez représentative de l'humour particulier du groupe cette histoire du gars traumatisé parce que son amoureuse le confond dans son sommeil avec des grandes vedettes de la variété française !
Pour le son, il y a un petit côté brut de démo, mais le refrain est accrocheur et je chante dans ma tête depuis des semaines "Je m'appelle Russell, tu te souviens ?". J'ai même titré une de mes compilations Michel Polnareff n'est pas là. Qui sait, cette chanson aurait peut-être eu du succès si elle était sortie à l'époque ?

Sparks démarre une tournée ce mois-ci et jouera notamment au Cabaret Vert à Charleville-Mézières le 25 août.

La photo de Russell Mael en ouverture n'est pas une pochette de disque. Elle est parue dans le magazine Mirabelle en septembre 1974 et j'ai trouvé qu'elle était parfaite pour illustrer ma compilation Michel Polnareff n'est pas là.
Ci-dessous, la pochette et la rondelle du disque souple référencé sur Discogs.



30 mai 2026

ASH : Girl from Mars


Acquis neuf vers 1995
Réf : INFECT24CD -- Édité par Infectious en Angleterre en 1995
Support : CD 12 cm
Titres : Girl from Mars -- Astral conversations with Toulouse Lautrec -- Cantina Band

Ayant acquis l'impressionnante compilation double-45 tours  Crazed and confused, j'ai découvert Ash à leurs débuts, avec leur reprise de Punk boy d'Helen Love. Je les ai suivis de près ensuite avec le mini-album Trailer et le single Kung fu, avec une fameuse photo de Cantona sur la pochette.
Dès le moment de l'enregistrement de Trailer, en 1994, le groupe avait dans ses cartons la chanson Girl from Mars (en démo, mais ils en ont enregistré une bonne version pour une session radio de la BBC), mais les membres du trio n'avaient que 17 ans et étaient encore au lycée. Sentant que la chanson avait du potentiel, leur manager a conseillé de la réserver pour un moment où ils seraient plus disponibles pour en faire la promotion. Ils l'ont enregistrée au printemps 1995, avec Owen Morris comme producteur, qui avait notamment travaillé avec Oasis. Le single est sorti en juillet, une fois qu'ils en avaient terminé avec les examens de leurs A levels (le bac anglais). J'ai acheté le disque à sa sortie ou peu de temps après.

Tim Wheeler, le chanteur, guitariste et auteur de la chanson a expliqué qu'au départ Girl from Mars sonnait assez Teenage Fanclub, mais qu'une fois accélérée par le groupe en studio, elle s'approchait plutôt des Buzzcocks. Parmi beaucoup d'autres, on pourrait citer aussi les Undertones, originaires d'Irlande, comme eux. Quelque part, La fille de Mars c'est aussi un peu Une autre fille, une autre planète. En tout cas, quand la guitare se met à vrombir comme un aspirateur survolté, c'est immanquablement Dinosaur Jr. qu'ils évoquent.
Qu'elles aient été enregistrées en 1978, en 1986 ou en 1995, je suis toujours très bon public pour les pépites de pop bruyante de ce genre, de véritables concentrés de joie et d'énergie.
Le titre a été inspiré, non pas par une chanson country des années 1950, mais par le titre d'un téléfilm de 1991 aperçu dans un programme télé. Les paroles évoquent à la fois une première rupture amoureuse et des souvenirs de vacances en France, ce qui permet à Tim Wheeler de faire rimer Mars avec les cigares Winterman.

Les deux titres suivants sont co-produits par Phil Thornally, longtemps associé à The Cure. Pour le coup, ce sont de véritables faces B, des titres sympas, un pas de côté largement instrumental et une reprise, agréables à écouter mais qui n'auraient pas eu leur place sur un de leurs albums ou en titre principal de single.

Pour Astral conversations with Toulouse Lautrec, l'aspect astral s'exprime par l'utilisation d'un vocoder. Pour le reste c'est six minutes de rock électrique sans véritables paroles.

Cantina Band
est une version accélérée et à la guitare d'une composition de John Williams entendue dans une scène réputée du premier film Star wars.

Stars wars est sorti en 1977, année connue comme celle du punk. C'est aussi l'année de naissance de deux tiers des membres du groupe. Tout ça explique pourquoi le groupe a appelé son premier album 1977. On y retrouve notamment Girl from Mars, qui avait eu suffisamment de succès pour que le groupe passe à Top of the pops. L'album lui, a carrément été classé numéro 1 des ventes à sa sortie.
Et comme le temps a tendance à passer, on nous annonce pour cet automne une réédition pour les 30 ans de l'album, avec des bonus, dont une démo de Girl from Mars et un album live. Le groupe, qui ne s'est jamais séparé entre-temps, est en tournée toute cette année.



Ci-dessus, la vidéo originale réalisée pour Girl from Mars, et ci-dessous celle faite ensuite pour le marché américain.




Ash, Girl from Mars, en direct en 1996 dans l'émission Hanging out de MTV.


Ash, Girl from Mars, en direct en 2001 dans l'émission Boxed set de Scottish TV.

27 mai 2026

PIGEON : Miami


Acquis par correspondance via Bandcamp le 24 mai 2026
Réf : [sans] -- Édité par Memphis Industries en Angleterre en 2026
Support : 1 fichier MP3
Titre : Miami

Je suis depuis plusieurs années le blog I Left Without My Hat de -Twist-, qui publie notamment chaque jour la chronique d'un nouveau titre. Je lis toutes ces chroniques et, quand ça m'inspire, j'écoute le titre en question. C'était le cas le 19 mai dernier avec Black James Dean de Pigeon, tiré de leur premier album, Outtanational.

Falle Nioke, le chanteur de Pigeon est originaire du Ghana et vit à Margate, dans le Kent. C'est là que, à l'issue d'une jam, il a fait connaissance avec les autres membres du groupe, Graham Godfrey, Josh Ludlow, Steve Pringle et Tom Dream. Certains d'entre eux ont de la bouteille, puisqu'ils ont joué avec Michael Kawinuka ou Little Simz.

J'ai apprécié Black James Dean, qui m'a un peu fait penser à Basement 5, et j'ai écouté le reste de l'album. Il y a plein de bonnes choses, et c'est Miami qui a particulièrement retenu mon attention. Une chanson accrocheuse et dansante avec sa basse synthétique et son séquenceur. Là, c'est à Basil Clarke de Yargo que le chant m'a fait penser à certains moments.

Les paroles, et surtout la vidéo, font un parallèle entre Margate et Miami, inspiré par une mouche voyageuse, plutôt qu'un pigeon ! Certes, il y a à Margate un gratte-ciel (j'exagère à peine) entre la gare et la plage, mais les deux villes balnéaires restent très différentes. Margate est une petite ville qui se trouve à la croisée des chemins depuis quelques années : d'un côté elle reste économiquement défavorisée avec une population appauvrie, et de l'autre, dans la foulée de l'ouverture de la galerie d'art Turner Contemporary en 2011, la vieille ville est devenue un quartier culturel et branché en plein essor.

Outtanational est un disque prometteur. On ne sera pas étonné si le Pigeon prend son envol dans ces prochains mois.