19 juin 2016

THE HANDSOME FAMILY : Singing bones


Acquis dans les années 2000 peut-être par correspondance chez Glitterhouse
Réf : VJCD144 -- Édité par Loose en Angleterre en 2003
Support : CD 12 cm
13 titres

J'ai connu The Handsome Family vers la fin des années 1990, grâce à plusieurs compilations d'Americana sur lesquelles le groupe était présent. J'ai récupéré aussi pas mal de MP3 et j'ai fini par acheter quatre de leurs albums, celui-ci, leur sixième, étant le plus récent.
Même si dans les premiers temps (le premier disque date de 1994), il y avait un batteur membre du groupe à plein temps, The Handsome Family c'est avant tout un duo-couple, Brett et Rennie Sparks. Elle, Rennie, écrit quasiment toutes les paroles, chante et joue divers instruments sur quelques titres. Lui, Brett, compose toutes les musiques, chante sur beaucoup de titres et joue de plein d'instruments. Cela fait des années qu'ils enregistrent leurs albums à la maison, avec quelques amis invités sur chaque disque.
Leur style est musicalement proche de la country, avec des chansons plutôt lentes et une ambiance souvent aux tonalités gothiques, avec des paroles où la nature est souvent présente (comme sur leurs pochettes).
L'album propose une séquence d'ouverture remarquable : The forgotten lake, à deux voix avec sa guitare steel; Gail with the golden hair, une valse24-hour store, avec sa scie musicale qui vaut bien une pedal steel (Je me souviens d'un entretien où ils expliquaient que, quand il s'est mis à la scie musicale, Rennie devait traverser la ville en bus pour aller prendre des cours ou donner des spectacles, et que ce n'était ni pratique à transporter ni très discret.); The bottomless hole, avec tout au long ce qui sonne comme un grincement de porte.
Arrive ensuite Far from any road, chanson parmi d'autres sur cet album et dans le répertoire du groupe (aucune des chroniques d'époque ne la mentionne...), jusqu'à 2014, quand le groupe a reçu de HBO un message leur demandant s'ils pouvaient utiliser cette chanson pour le générique d'une nouvelle série. Cette série, c'était True detective, et le succès de la série a déteint sur le groupe qui, d'un seul coup, s'est découvert plein de nouveaux fans grâce à une chanson qui avait déjà plus dix ans. J'aime beaucoup Far from any road, mais j'ai un petit problème avec cette chanson car, avec sa guitare espagnole, ses cuivres (dont je déduis des crédits qu'ils sont synthétiques), elle sonne plus comme du Calexico époque The Black light / The ballad of Cable Hogue que comme du Handsome Family.
Les deux "faces"/moitiés du disque se terminent avec un choeur de Bretts qui interprètent deux chansons en miroir, If the world should end in fire et If the world should end in ice.
Entre les deux, le niveau ne baisse pas, avec notamment A shadow underneath, Fallen peaches, Whiteheaven, avec sa basse jouée à l'archet, The song of a hundred toads et Dry bones, la seule reprise du disque, un titre traditionnel qu'on trouvait sur The anthology of American folk music de Harry Smith.
The Handsome Family joue rarement en France (la dernière fois c'était en octobre 2015 à Paris), mais je ne désespère d'avoir l'occasion de les voir en concert...

Unseen, le dizième album de The Handsome Family, est annoncé pour septembre 2016.


The Handsome Family, 24-hour store (sans scie musicale), en concert au High Noon Saloon à Madison le 12 juin 2010.


The Handsome Family, Bottomless hole, à Hyde Park, Sidney, en janvier 2010.


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