18 janvier 2014

SLADE : Slade alive !


Acquis sur le vide-grenier de Fontaine-sur-Ay le 14 avril 2013
Réf : 2480 094 -- Edité par Polydor en France en 1972
Support : 33 tours 30 cm
7 titres

Il n'y avait que quelques 33 tours sur le stand, mais c'était suffisant pour que je tombe en arrêt sur cette pochette de Slade alive !. Rien à voir en effet avec celle que je connaissais de longue date, très rock avec son fond rouge et sa photo noire "en négatif". Je me souvenais aussi que la pochette rouge était ouvrante alors que celle-ci, que j'ai vite empochée pour 1 €, est simple, mais il a fallu que je me renseigne en ligne pour qu'on me rappelle que ce superbe dessin pas du tout rock figurait sur l'édition que je connaissais, mais en pochette intérieure.
Bon, j'ai pour excuse de ne jamais avoir eu ce disque auparavant. On a simplement eu pendant quelques temps à la maison, vers 1977-1978, l'exemplaire de ma cousine Nicole.
Je ne sais pas pourquoi Polydor France a sorti le disque sous deux pochettes différentes en 1972 (je ne pense pas qu'il soit question de réédition, les deux ont dû être diffusées à peu près en même temps), mais c'est justice que ce dessin coloré se retrouve promu en recto de pochette puisqu'il a été le lauréat d'un concours organisé par l'imprésario du groupe et le journal The Sun, dont le prix était justement l'honneur d'illustrer la pochette de cet album. J'imagine qu'après coup le groupe a dû intervenir et pousser pour la pochette avec la photo prise en concert au Marquee.
J'ai découvert Slade d'abord en photo, entre deux posters de Julien Clerc sur les murs de la chambre de ma jeune tante Nadette. Ça devait être la photo de pochette de l'album Slayed ?, tirée d'un Salut Les Copains, où ils sont le poing fermé avec "Slade" et "Slayed" écrit sur leurs phalanges.
Il y avait sûrement des 45 tours qui traînaient dans le coin, mais c'est surtout cet album qu'on a écouté avec mon frère. Nous ne le savions pas alors, mais ce Slade alive !, s'il est bel et bien enregistré en direct et en public, est aussi enregistré en studio, en octobre 1971, devant un public composé de quelques dizaines de membres de leur fan club. Ce choix joue certainement un rôle positif pour le son et l'ambiance de ce disque, qui a aussi l'élégance de n'être qu'un (simple) album live, sans aucun des tubes du groupe.
Je pense que les deux titres qu'on écoutait le plus sont le premier et le dernier, des reprises de Hear me calling de Ten Years After et de Born to be wild de Steppenwolf. Je suis bien certain que c'est avec cette version que j'ai découvert ce classique de Steppenwolf, même si pas mal de copains avaient le Steppenwolf live. Pour Hear me calling, c'est bien simple, je n'ai sûrement jamais entendu la version originale de 1969, car le disque d'eux que les copains avaient dans le quartier c'est le double Recorded live de 1973, et c'est tout (et Hear me calling n'est pas dessus).
Même si l'allure glam de Slade m'est globalement insupportable, impossible de nier qu'ils produisent à quatre un excellent rock-boogie-blues basique, comme a su le faire, entre plein d'autres, le Status Quo des années 1970. Les deux originaux de la face A passent bien, et j'ai été tout surpris de bien apprécier la seule ballade du disque, la reprise de Darling be home soon des Mamas and Papas. Le fait que le chanteur Noddy Holder balance un rot bien sonore en plein milieu pourrait faire penser qu'ils l'abordent au second degré, mais parait-il que ce rot était involontaire (sauf que par la suite le public des concerts du groupe l'attendait et le réclamait !).
Les deux premiers tiers de la face B sont un spécial Little Richard. Le groupe s'attribue Keep on rocking, mais c'est en fait un pot-pourri de classiques du rock, qui cite abondamment Keep on knocking et Tutti frutti. Ils enchaînent ça avec Get down and get with it, une chanson de Bobby Marchan de 1965, qu'ils avaient déjà sortie en 45 tours en version studio et dont ils connaissaient surtout la version de Little Richard.
L'album a été un grand succès et il est resté plus d'un an dans les listes des meilleures ventes en Angleterre. Et 1972 a été une excellente année pour Slade puisqu'ils l'ont bouclée en sortant Merry Xmas everybody,  un énorme tube, qui leur rapporte des royautés à chaque fois que la saison revient et que le titre est repromotionné.
Il n'y a pas des dizaines de disques dans ce style que j'aime et que j'apprécie, mais  qui sait ?, rendez-vous peut-être bientôt ici pour écouter Suzy Quatro, Co-co de The Sweet ou Status Quo.

Slade Alive ! est actuellement disponible dans une édition double-CD qui comprend les trois autres albums live du groupe.


Slade en public pour l'émission Set of six de Granada TV l, le 13 juin 1972, l'année de la sortie de Slade Alive !. Le programme joué est en grande partie le même que pour l'album, avec quatre titres en commun, joués dans le même ordre.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Hiver 71/72 slade remplace au pied levé jack bruce pour l'émission pop 2 à la taverne de l'olympia.On est qqes uns à l'apprendre à la porte, que faire? Slade c'est bien sûr horrible pour un "connaisseur" (!) de rock de l'époque... A 5 francs l'entrée je fais pas le bégueule, autant voir. J'ai vu un excellent concert, je suis sorti fan de slade et conquis par leur authenticité et simplicité (moins par leurs tenues!), des types super et une musique vivante: du rock et du bon Ph
l'interview de Mojo de l'année dernière et d'ailleurs éloquente.

Pol Dodu a dit…

Yo Philippe,
Merci pour ce témoignage de première main. Tu m'avais déjà raconté l'anecdote, mais j'avoue que je l'avais oubliée. En tout cas, vue la date, le concert que tu as vu devait ressembler très fort à ce qu'on entend sur l'album.

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