16 mai 2026

DAY ONE : I'm doin' fine


Acquis chez Gilda à Paris le 6 juin 2013
Réf : SADD 6 / 7243 8 96311 2 8 -- Édité par Melankolik / Virgin en Angleterre en 1999
Support : CD 12 cm
Titres : I'm doin' fine -- Say no more -- Ordinary man (Acoustic)

Quand le duo Day One est arrivé sur la scène en 1999, on l'a naturellement associé d'une part à Massive Attack, de Bristol comme eux, qui les avait signé sur son label Melankolik, et à leur co-producteur Mario Caldato Jr, réputé pour son travail avec les Beastie Boys ou Beck.
On pourrait dire qu'après Massive Attack, Tricky et Portishead, ils incarnent une deuxième génération du son trip hop de Bristol.
J'ai écouté et apprécié leur premier album Ordinary man à sa sortie. Mon titre préféré était Bedroom dancing, que j'avais mis sur une de mes compilations. Il n'est jamais sorti en single, mais il a été inclus plus tard sur la bande originale du film Ma femme est une actrice. Sur une autre compilation, j'avais mis mon deuxième titre préféré, qui est la face A du single qui nous intéresse aujourd'hui.

Avec des éléments de hip hop, un tempo léger, une voix doucement rappée, j'ai vu plusieurs fois cité The Streets à propos de Day One. Pour ma part, je penserais plutôt à l'américain Bobby Sichran ou à un autre duo, écossais lui, Arab Strap, principalement pour la façon de raconter des histoires, car il y a des grosses différences musicalement et thématiquement.

Quelques années plus tôt, la musique d'I'm doin' fine aurait été construite à partir d'échantillons de vieux vinyls craquotants, mais en 1999 le groupe a fait pour l'occasion appel à de "vrais" musiciens, dont une section de cordes, qui sont utilisées de façon intéressante.
L'attention à l'écoute des titres de Day One a tendance à se concentrer sur le récit du chanteur Phelim. Là, typiquement, on a tendance à ne pas le croire un instant quand il nous explique que "Ça va, je vais bien, Je survis bien sans toi, Et qu'est-ce que tu voulais ? Et à quoi tu t'attendais ? Que je parle encore de toi ? Non, non pas question, je suis tout seul maintenant et je m'en sors bien.".

Say no more est un titre qui n'est disponible que sur ce single (et que je n'ai pas trouvé en ligne). Il y a une rythmique assez marquée à la batterie, renforcée par un son samplé que je n'arrive pas à identifier, plus du synthé. L'ensemble est de bonne tenue.

Sur l'album à qui elle donne son titre, Ordinary man est déjà plutôt acoustique, piano et voix avec un tout petit peu de guitare. La version qu'on trouve ici a été enregistrée en direct pour une "session acoustique" pour la radio XFM et la guitare acoustique remplace le piano.
C'est l'histoire d'un gars ben ordinaire qui se demande s'il arrivera un jour à se faire remarquer par la femme qu'il croise dans la rue et dont il est un amoureux transi. 
C'est aussi une bonne chanson qui, mine de rien, reste en tête.

Ordinary man a été bien reçu. Le disque a eu un certain succès, il est notamment sorti aux États-Unis, le groupe a beaucoup tourné. Et puis après, plus rien pendant plusieurs années. Le deuxième album Probably art est sorti au Japon en 2005 et en Angleterre seulement en 2007. Le troisième, Intellectual property, est sorti en numérique en 2015 et il a encore fallu attendre fin 2016 pour qu'il soit disponible en disque (Je ne suis pas surpris de voir qu'un des titres, Just believe, a été remixé par Andrew Fearn de Sleaford Mods). A peine dix ans sont passés depuis, donc rien n'interdit d'imaginer que le groupe sortira un jour un quatrième album. Mais en tout cas, leur page Facebook n'a pas été modifiée depuis 2020.




Day One, I'm doin' fine, en concert aux Eurockéennes de Belfort en 2000.

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