08 janvier 2006

SPARKLEHORSE : Chords I've known


Acquis par correspondance aux Etats-Unis vers 1998
Réf : DPRO-11198 & SRR14 -- Edité par Capitol & Slow River aux Etats-Unis en 1998
Support : CD 12 cm
Titres : Heart of darkness (Wiggly) -- Almost lost my mind -- Midget in a junkyard -- Dead opera star -- The hatchet song

J'ai commencé à m'intéresser à Sparklehorse bien après la sortie du premier album en 1995. A partir ce moment-là, j'ai ramassé les disques que je voyais passer, même si avec le deuxième, puis le troisième album je commence à me lasser.
Celui-ci est un EP sorti moins d'un an après le premier album. Il y a cinq vrais titres (pas des remixes, ni des bidouillages sans forme), mais le tout fait à peine dix minutes.
"Heart of darkness" est le seul titre qui était sorti avant (sur l'album), mais cette version "wiggly" est différente, avec un effet de vibrato sur la guitare. C'est une très bonne chanson, mais la vraie face A du disque est "Almost lost my mind", assez typique des titres un peu rapides et électriques de Sparklehorse, qui aurait sûrement été sur l'album si Mark Linkous avait fini de la composer : là, ça s'arrête assez brusquement après une minute trente.
La très bonne surprise du disque c'est "Midget in a junkyard", un instrumental chaloupé avec les percussions qui font penser à "Egyptian reggae" et le banjo et la mandoline un peu à la Comelade.
"Dead opera star" commence à mi-chemin entre du Stranglers et du Howe Gelb en solo, et à partir du refrain, on est plutôt dans un esprit à la Grandaddy. "The hatchet song" fait partie de la catégorie des bons titres lents de Sparklehorse, mais contrairement à d'habitude, il n'y a pas du tout de petits bruits parasites ici, juste du piano pour accompagner Mark Linkous.

07 janvier 2006

COWBOYS INTERNATIONAL : Aftermath


Acquis probablement dans un Record & Tape Exchange à Londres dans les années 1980
Réf : VS 253 -- Edité par Virgin en Angleterre en 1979
Support : 45 tours 17 cm
Titres : Aftermath -/- Future noise

Virgin a quand même essayé de bien faire les choses pour lancer Cowboys International, mais sans succès. Ce premier single du groupe est gravé sur du beau vinyl orange, le suivant contenait un flexi en bonus...
Ce 45 tours est réalisé par Mick Glossop, l'un des producteurs fidèles de Virgin dans ces années-là. Six mois plus tard, l'album "Original sin" sera produit par Dennis McKay, mais l'arrangement d' "Aftermath" qui y figurera sera quasiment identique. Ici, le son est un peu plus sourd, le tempo un peu plus lent, et le charleston moins en avant au début. Ça aurait pu marcher, la chanson est bonne, entraînante, et le refrain reste en tête ("Aftermath, the aftermath, we'll wave bye bye with one last kiss").
La face B, "Future noise", n'est pas sur l'album. Elle est plus dans le style de ces titres new wave avec une grosse basse, presque dub, mais il y a un saxophone assez grave et presque incongru qui vient bousculer tout ça par moments. Ce titre ne figure pas sur ce classique oublié de la new wave qu'est "Original sin", mais on le trouve sur "Revisited", un CD sorti en 2003 qui reprend 10 titres sur 11 d' "Original Sin" plus 7 titres tirés de faces A ou B de singles.
Ken Lockie, le leader de Cowboys International, a dû tenir compte de l'intérêt croissant que sucite la new wave, puisqu'en 2004 il a ressuscité le nom Cowboys International pour un second album intitulé "The backwards life of Romeo".

Plus d'infos sur le site officiel de Cowboys International.

04 janvier 2006

JOWE HEAD : Pincer movement


Offert par Jowe Head à Londres le 8 mars 1984
Réf : HEDON 5 -- Edité par Hedonics en Angleterre en 1981
Support : 33 tours 30 cm
21 titres

Ce jour-là, j'étais à un concert organisé dans le cadre des soirées itinérantes Living Room d'Alan McGee et de ses potes. C'était dans un pub, probablement l'Union Tavern. J'ai vu les deux premiers groupes, The Committe (aucun souvenir) et les Jasmine Minks, mais je n'ai rien vu ce soir-là du concert des têtes d'affiche, les Three Johns, car je suis descendu au bar après les Minks et j'ai entamé une conversation avec Jowe Head, Joe Foster et Dave Musker (alors tous les trois membres des Television Personalities) qui a duré tout le concert.
Il était question notamment de l'album "Jonathan sings !" de Jonathan Richman, sorti par Warner en France fin 83, mais que Warner Angleterre avait refusé de sortir. J'en avais fait une copie cassette pour Dave et Joe, qui en avait parlé à Rough Trade. Que ça ait un lien de cause à effet ou pas, toujours est-il que l'info du jour était que Rough Trade allait bientôt sortir "Jonathan sings !" en Angleterre...
Jowe avait sous le bras cet exemplaire de son premier album solo, Pincer movement, qu'il avait amené pour un copain. Mais le copain ayant fait faux bond, il m'a gentiment offert ce disque que je ne connaissais pas du tout. A une question de ma part, il a précisé que ce que je prenais pour une sculpture sur la pochette était en fait un gros plan sur un jouet en plastique.
C'est un très bon album, auquel participent deux autres ex-Swell Maps, Empire Soundtracks et Phones Sportsman, ainsi que Joe Foster, mais il y a des titres sur lesquels Jowe fait tout tout seul. Le disque est ponctué par le carillon de Radio Vatican, et scandé par des références à Elvis, avec des versions de Crawfish et une bonne version de Wimoweh. Il y a plein de jingles et de bidouillages très courts, mais aussi plusieurs chansons originales très réussies, dont Cake shop girl (probablement une nouvelle version de Cake shop, écrit par Jowe pour les Swell Maps), Diesel loco train, Swissair (avec deux saxos) et Bear garten, qui a un petit côté Comelade.
Une partie des titres de cet album a été reprise en 1986 sur un album intitulé Strawberry Deutsche Mark, sorti en Allemagne, mais sinon, je n'ai pas l'impression que ce disque ait été réédité en CD. On trouve cependant en téléchargement gratuit sur le site de Topplers Records cinq reprises-hommages de titres de cet album par des fans Jowe Head, les NoMen, qui sont de très bonne facture.
Jowe Head, lui, reste très actif, comme le prouvent ses productions récentes et ces infos sur ses activités.

Ajout du 14 mai 2011 :
Presque trente ans plus tard, Joe Foster a réédité Pincer movement sur son nouveau label Poppydisc. La réédition est annoncée avec des bonus exclusifs, mais ils sont probablement uniquement sur la version CD car l'album à télécharger en MP3 ne compte que 18 titres.


Jowe Head, bassiste des Television Personalities, à Londres (Living Room Club, Adam's Arms Pub) le 10 février 1984 (Photo : JC Brouchard)

03 janvier 2006

PERIO : Golden burrito


Acquis chez Easy Cash à Cormontreuil le 2 janvier 2006
Réf : VISA 4409 -- Edité par Lithium en France en 1998 -- Echantillon promotionnel interdit à la vente
Support : CD 12 cm
Titres : Golden burrito -- Lopsided

Mon premier achat de disque de l'année !
il est resté tellement longtemps dans le bac des CD singles de Cash qu'ils l'ont baissé à 10 centimes !
Perio, je ne les connaissais que de réputation, et surtout pour leur enregistrement de "Afternoon" de Jonathan Richman avec Dominique A et Françoiz breut, sous le nom de Squad Femelle, pour le volume 1 de de l'album hommage à Jonathan Richman sorti par Aliénor.
Les liens avec les nantais Dominique A ou Pierre Bondu ne sont pas étonnants puisque Perio est un duo composé d'un nantais, Eric Deleporte, et d'une américaine, Sarah Froning.

Ce CD faisait la promo de leur second album, "Medium crash". J'aime beaucoup les deux titres, mais j'ai un mal fou à les décrire ou à trouver des points de comparaison. Disons qu'on pense plus à des références américaines que françaises.
Les Perio ont vécu un moment aux USA, avant de revenir en France. Ils ont enregistré il y a quelques temps des démos avec Mick Turner, de Dirty Three, en prévision d'un troisième album. En attendant, on trouvait cet automne chez deux disquaires parisiens un album de ces démos tiré à 15 exemplaires !

Pour plus d'infos :
Le site officiel de Perio
Une interview récente à lire sur La Blogothèque

02 janvier 2006

FATS AND THE CHESSMEN : Dansons le twist


Acquis sur un vide-grenier de la Marne en 2004
Réf : MD. 9056 -- Edité par Mode en France au début des années 1960
Support : 33 tours 30 cm
12 titres

Ah, la pochette. La danseuse porte un ensemble exactement du style de ceux de ma maman à la même époque ! Et puis, le twist, c'est pas seulement une danse ("De mémoire de danseur, on ne se souvient pas d'un pas aussi simple et aussi bon pour la ligne", disent les notes de pochette), c'est aussi souvent de la bonne musique endiablée ("De mémoire de musicien, on ne se souvient pas d'un rythme aussi agréable"). Et puis, même s'il était évident au premier coup d’œil qu'il s'agissait de réenregistrements de tubes du twist pour un disque bon marché, ce disque a l'avantage d'être l'édition française d'enregistrements américains, gage de relative qualité.

Trois bonnes raisons, donc, pour acheter cet album, qui se révèle effectivement des plus agréables. C'est du vrai twist, pas du yé-yé ou de la chanson réétiquetée twist. Les reprises et les titres chantés sont tout à fait corrects. Et surtout, la moitié des titres sont des "originaux" à la manière de, dont plusieurs instrumentaux qui sont carrément excellents. Vous voulez du twist avec de l'orgue qui domine, en voilà ("Organ twist"). Vous préférez le saxo, on en a aussi ("Honkin' the twist") ! Sans parler des jeux de mots sur les titres ("An odd twist", "Lemon twist") et d'un "original" chanté, "Big Ben twist", qui a fait l'objet d'éditions en 45 tours dans certains pays.

Quant à Fats and the Chessmen, comme prévu, c'est bien un groupe qui n'a rien à voir ni avec Fats Domino, ni avec le label Chess (ces deux icônes du rock américain ayant peu à voir avec le twist de toutes façons !). Ce n'est d'ailleurs pas un groupe, juste une étiquette commerciale utilisée par un grand requin du show-biz américain, D. L. Miller, pour vendre ce disque. Avec ses différents labels, il a publié par exemple des disques du Zero-Zero-Seven Band, en référence au John Barry Seven, ou des California Poppy-Pickers, en référence aux Sandpipers et aux Mamas and Papas. Mais son coup de maître ce fut d'avoir inventé le concept des 101 strings, cet orchestre de cordes qui a vendu des millions de disques en reprenant en version instrumentale tous les tubes dans tous les genres des hit-parades américains. Deux des arrangeurs de ce groupe, Robert Lowden et Joseph Kuhn, deux des arrangeurs vedettes des 101 Strings, sont les auteurs des twists "originaux" de ce disque.

01 janvier 2006

MORNING STAR : The opposite is true


Acquis au Gros Bazar Primitif à Reims le 24 septembre 2005
Réf : 3 760027 100257 -- Edité par Microbe en France en 2005 -- Promo copy. Not for sale.
Support : CD 12 cm
10 titres

J'ai eu la chance de voir Morning Star en concert à Lyon le 12 mai 2005, en première partie de M. Ward, dans le cadre de la tournée qui a suivi la sortie de cet album. Ce concert en petite formation, centrée surtout sur le fondateur du groupe Jesse D. Vernon et Kate Stables (This Is The Kit, Whalebone Polly), a confirmé l'impression que j'avais eue à l'écoute des deux premiers albums du groupe : une très grande qualité musicale, quelques très bonnes chansons, mais une versatilité telle (un titre folk, un rock, un soul,...) qu'on a du mal à saisir la personnalité propre du groupe. Mais je garde un très bon souvenir du concert, et du rapport chaleureux que le groupe a entretenu avec le public.

Sur "The opposite is true", le troisième album du groupe, donc, on retrouve les qualités du groupe, notamment la finesse et même la virtuosité des arrangements, alors même que j'imagine que le budget n'est pas celui d'une super-production, mais pas trop les défauts, puisque le disque garde une certaine homogénéité du début à la fin, dans une ambiance grosso modo première moitié des années 1970.
Les réussites sont le titre d'ouverture, "The black swan", très réminiscent du psychédlisme anglais, avec des arrangements à la David Bedford, le second, "Breaking through a wave", dans la même veine, le très folky "Cuckoo", les très enjoués "Great day" et "Going home", et surtout la chanson-titre où la voix féminine, présente tout au long de l'album, répond à celle de Jesse D. Vernon.

Pour plus d'informations, le site de Microbe.