
Acquis probablement au Record and Tape Exchange de Notting Hill Gate à Londres dans les années 1990
Réf : TUV 27CD -- Édité par Chill en Angleterre en 1992
Support : CD 12 cm
9 titres
Je suis retombé sur ce disque en rangeant mes étagères. Je me souvenais de sa pochette, mais pas du tout de l'artiste ni de son contenu. En vérifiant sa fiche sur Discogs, j'ai été surpris de noter que 12 personnes déclarent avoir ce CD, pour 183 qui le recherchent. Aucun exemplaire n'a jamais été vendu sur la plate-forme, ce qui indique, comme c'est confirmé par un commentaire, que ce disque est à la fois rare et recherché. Plus même, c'est assez rare pour le souligner, que l'édition en maxi single vinyl (125 qui l'ont pour 408 qui le cherchent, 30 ventes sur le site et 7 exemplaires actuellement en vente, entre 86 et 140 €).
Le maxi est donc moins rare, et surtout il ne comporte que quatre titres, contre neuf pour mon CD, qui dure la bagatelle de 47 minutes.
MI7 est un nom qui m'était inconnu. Il est clair qu'il a été choisi en référence aux services de renseignement britanniques MI5 et MI6. C'est un certain Tony Boninsegna, né Tony Payne, qui se cache derrière cet intitulé. C'est nom d'artiste le plus courant, mais il adore visiblement multiplier les identités. La liste sur Discogs des pseudos de MI7 et de Boninsegna est impressionnante : Kalaeidoscope, Ministry Of Fear, Unlimited Source, Danger, Dr. Caligari, Estudiantes De La Clandestinamente, Mephisto, Napoleon, Nine-L, Opus Fluke, Pierre Point, Return Of The Living Acid, Sykosis 451, T.Bone, The Enigmatist, Zeco...!
Notons que deux de ses propres pseudonymes (Return of the Living Acid et The Enigmatist) sont crédités pour des remixes sur mon CD.
Tony Boninsegna n'est pas connu du grand public, mais il a publié un nombre impressionnant de titres entre 1986 et 1994 (24 d'entre eux sont compilés en deux volumes sur Notes from the underground 1988-1994). Il a été un pionnier souterrain des musiques électros des domaines house/techno/rave/breakbeat/jungle etc.
Cette édition CD de The great leap sideways EP contient à la fois des titres nouveaux, jamais publiés ailleurs, et des remixes des deux précédents singles de MI7. Plusieurs d'entre eux ne sont disponibles que sur ce format.
Le disque s'ouvre avec mon titre préféré Wipeout, qui aurait pu faire un excellent générique pour une de mes émissions de radio. Et, oui, il y a bien un lien avec le classique des Surfaris, dont un extrait a été accéléré et trituré, plaqué sur une rythmique et une basse reggae et agrémenté de rythmes dance et de synthés. Ce n'est pas toujours le cas, mais cette version instrumentale fonctionne mieux, parce que plus fofolle, que la version ragga chantée par l'invité Daddy Foxy, même si celle-ci est très bien aussi, marquée à un moment par l'apparition surprenante des Beach Boys avec le refrain de leur premier single Surfin'. Le seul autre crédit de Daddy Foxy sur Discogs est pour une version maxi de Know yourself d'Horace Andy en 1997.
Le titre le laissait clairement penser : Skanga est bien une version du Ire feelings de Rupie Edwards. Le "Skanga" qui est psalmodié en vient directement et le "I feel so high" vient sûrement d'un autre disque.
Il y a une seule version du premier single de MI7, No contest. Ce Rumble in the jungle mix, inédit par ailleurs, n'est pas mal, mais je lui préfère sa version originale, avec sa grosse basse.
Pour le second single, Rockin' down the house, on a droit carrément à cinq versions différentes. Toutes me plaisent plutôt bien, mais une ou deux versions auraient suffi : il y a là de quoi frôler l'indigestion !
La voix qui chante "We're rockin' down the house" sur ce titre provient d'un single de 1986 d'Adonis, un pionnier de la house de Chicago.
Pour le coup le Vocal ragga mix est très bien, avec un bon dosage entre les interventions de Daddy Foxy et la voix samplée.
Le Return of the Living Acid mix associe synthé, reggae et rythme techno, qui se met à accélérer au bout de deux minutes trente (c'est peut-être effectivement le retour de l'Acid ?).
Le Queens Park bass mix est pas mal, avec son petit son de synthé sympa et Daddy Foxy qui n'est pas crédité. Et il fait "seulement" quatre minutes, alors que les deux dernières versions, le Chop mix (haché et saccadé comme le titre l'indique) et l'Enigmatist mix (dans un style dub électro house), pointent à huit et neuf minutes. C'est trop...!
Il y a une page Bandcamp au nom de Tony Boninsegna avec plein de choses dessus, dont beaucoup de "vieilleries", mais j'ai l'impression qu'il y a quelques titres relativement récents de 2021.
A écouter :
MI7 : Wipeout (Instrumental)
MI7 : Wipeout (Vocal ragga mix)
2 commentaires:
pfffttt, ben dis donc c'est un des pires posts de ce blog! Ah ah ah ph (tu t'en serais douté non?)
Je suis tout sauf surpris, Monsieur Philippe, je vous avais même prévenu !
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