
Acquis chez Bell'Occas à Auvillers les Forges le 14 octobre 2025
Réf : 2C 008-61.759 -- Édité par EMI en France en 1979
Support : 45 tours 17 cm
Titres : Papa oom mow mow -/- Bird is the word
J'ai vraiment fait une belle journée d'achat de disques le 14 octobre dernier. Avant les six 45 tours trouvés chez Bell'Occas à Charleville (dont le Cats Meeow, le Reverend Robert Ballinger et le Serge Lebrasse), j'avais trouvé deux CD dans leur boutique de Rethel et j'ai bouclé la journée avec cet unique 45 tours pêché à leur siège, à Auvillers les Forges.
Et quel 45 tours ! J'ai pourtant eu un temps d'hésitation quand je suis tombé dessus. C'est de la réédition, me suis-je dit, dans cette série mochtingue Dance For Ever. Mais je me suis immédiatement repris. Je n'ai eu qu'à me dire "T'en vois tous les combien des disques des Rivingtons ?". Réponse facile : jamais ! Et les deux titres sont d'excellents classiques, donc ce disque vaut bien 1,50 €.
Les Rivingtons sont classés comme un groupe de doo-wop. Et effectivement, ses membres ont publié des disques sous différentes identités dès 1953, en pleine vague doo-wop donc. Ils ont été baptisés Rivingtons, le nom avec lequel ils ont fini par trouver le succès, par leur nouveau label au moment de sortir Papa oom mow mow en 1962. Il y a le côté doo-wop, sûr, mais avec un accompagnement électrique et une folie douce qui les rapproche du rock and roll épique de Little Richard et son "A-wop-bop-a-loo-mop-a-lop-bam-boom !".
Là, l'histoire de la chanson c'est qu'un certain Papa dit à longueur de temps un "Oom-mow-mow" incompréhensible et cette expression se diffuse partout, sur disque, à la télé et à la radio.
Dans la vraie vie aussi Papa oom mow mow a été largement diffusé et les Rivingtons ont exploité le filon en sortant Mama oom mow mow (The bird) plus tard en 1962 (Papa a rencontré Mama...!) et The bird's the word début 1963, où il est question d'imiter un oiseau en dansant à genoux en battant des coudes, un peu façon danse des canards.
Les chansons des Rivingtons ont pris encore une autre dimension quand, en 1963, les Trashmen ont amalgamé The bird's the word et Papa oom mow mow pour créer un classique frankensteinien, Surfin' bird, qui a notamment été repris par les Cramps et les Ramones.
Comme indiqué sur la pochette, mon 45 tours est un "Nouvel enregistrement stéréo". Il s'agit en fait d'une réédition de ces nouveaux enregistrements, parus initialement aux États-Unis en 1973 et en France en 1975. Ces versions stéréo sont très proches des versions originales, il faut les écouter très attentivement pour repérer les différences.
On note que la même photo de presse est utilisée sur toutes les éditions françaises, depuis l'EP original français de 1962, y compris, au verso, en 1982, quand il y a eu encore une réédition suite à l'utilisation de Papa oom mow mow dans une scène du film E.T., l'extra-terrestre.
J'ai le souvenir qu'à un moment on chantait assez continuellement "Papa oom mow mow" avec mon frère et ma sœur dans les années 1970. Mais, à moins d'avoir entendu l'original à la radio (après tout, il y a eu une réédition en 1975), j'ai du mal à déterminer comment on avait connu cette chanson. Certainement pas par la version française des Célibataires de 1963, qu'ils auraient aussi bien pu intituler Papa aime maman. Je n'avais pas encore acheté Gravest hits, qui n'était pas sorti de toute façon, alors je pense que c'était peut-être avec la version des Beach Boys sur leur album Beach Boys' party ! de 1965. Je ne sais plus par quel biais, mais quelqu'un nous avait prêté cet album et à un moment on l'a beaucoup écouté.
Les Rivingtons n'ont plus eu d'autres succès ensuite. Ils se sont assez vite séparés, pour se reformer et repartir en tournée dès les années 1970, en capitalisant sur la réputation des deux chansons de ce 45 tours.
Un grand moment de télévision : les Rivingtons tentent d'interpréter en direct Papa oom mow mow à la toute fin du Steve Allen Show, autour d'un unique micro tendu par le présentateur.
En direct à la télévision, probablement dans les années 1970, des Rivingtons encore en grande forme mélangent eux aussi allègrement Papa oom mow mow et The bird's the word.
1 commentaire:
On me signale que Jackie Chalard et Patrick Topaloff ont allégrement pompé "Papa oom mow mow" (et aussi "Summertime blues") pour le 45 tours "Les rois du skateboard". Au niveau des dates (1978), ça correspondrait, mais je n'ai aucun souvenir d'avoir entendu ce titre à l'époque, même si ma sœur et mon frère étaient des vraies bêtes au skateboard.
Enregistrer un commentaire