10 avril 2011

BROTHERHOOD OF MAN : My sweet Rosaly


Acquis sur le vide-grenier de Tours-sur-Marne le 3 avril 2011
Réf : R-0545-II -- Edité par Tonpress en Pologne en 1977
Support : Carte postale 45 tours 18 cm
Titres : My sweet Rosaly -- Let's love together

Dimanche dernier, la météo annonçait de la pluie pour "dans le courant de la matinée". Etant donné qu'il faisait encore sec quand je me suis levé, je me suis un peu dépêché et j'étais d'attaque sur place à Tours-sur-Marne pour le vide-grenier plus tôt que d'habitude, à 8h. Evidemment, la première averse de la matinée est tombée dès 8h5...
J'ai quand même fait le tour rapidement, malgré les bâches, et je pense que de toute façon il n'y avait pas d'affaire miraculeuse à faire. Je ne suis revenu qu'avec ce souvenir, acheté à une sympathique dame belge, un objet kitsch au plus haut point, une carte postale 45 tours avec deux titres de Brotherhood Of Man éditée en Pologne en 1977. Il y avait une autre carte postale avec un titre sûrement plus intéressant, Take a chance on me d'Abba, mais la photo était toute moche alors je l'ai laissée. Car bien sûr, la seule raison pour laquelle j'ai jeté mon dévolu sur cet objet improbable, c'est la photo de la carte postale avec ce couple de hippies en poupées.
C'était encore une fois le cas dans ce bac à disques, mais pendant la majeure partie de sa carrière, Brotherhood Of Man aura été dans l'ombre d'Abba. Il faut dire que, dans un style similaire, ils ont été les troisièmes d'un trilogie pop à remporter l'Eurovision au milieu des années 1970, en 1976 dans leur cas avec Save your kisses for me, après Abba et Waterloo en 1974 et Teach-In et Ding-a-dong en 1975.
Comme avec les disques souples, on est toujours surpris que ce genre d'objet produise encore de la musique quand on le met sur la platine trente ans après. Certes, ce n'est pas de la haute-fidélité et il y a un chuintement assez sensible, mais ça passe. Et ce que ça diffuse, c'est de la pop commerciale sans grand intérêt, même si j'ai une petite préférence pour le deuxième titre (pas de face B, les deux titres sont sur le même côté de la carte), Let's love together, qui correspond mieux à l'esprit de l'illustration. Mais bien sûr, c'est par le plus grand des hasards : on retrouve les mêmes titres sur une autre carte postale, avec également des poupées, qui représentent cette fois des danseurs espagnols !!
Cette photo-ci me plait plus, mais le problème c'est que, dès que la carte se met à tourner en 45 tours, l'illustration devient un gloubi-boulga psychédélique, avec une touche de jaune, du blanc et beaucoup de gris. On a l'impression de voir un repas régurgité par un hippie ayant abusé de goulash au patchouli !
En tout cas, ces objets sont une preuve que, au plus fort du régime communiste, la pop commerciale occidentale était diffusée en Pologne, même si c'était par la bande, ou plutôt par la poste.

09 avril 2011

DAN LE SAC vs SCROOBIUS PIP : Thou shalt always kill


Acquis chez Parallèles / Gilda à Paris le 5 avril 2011
Réf : CSRCD50546 -- Edité par Central Station en Australie en 2007
Support : CD 12 cm
8 titres

Cette semaine, j'ai fait chez Gilda une bonne razzia, notamment dans un lot de CD promo qui venait d'être mis en rayon. Celui-ci par contre, ça fait trois mois qu'il trainait dans le bac des disques à 80 centimes. C'est presque étonnant.
Au moment de la sortie de ce titre, j'avais vu passer dans la presse les pseudos incongrus des deux protagonistes, Dan Le Sac et Scroobius Pip, mais il a fallu attendre septembre 2008, quand Bob Morlock me l'a fait passer en MP3, pour que je découvre Thou shalt always kill et que je m'éclate dessus.
Dans un esprit proche de LCD Sound System, peut-être en plus déconneur, Thou shalt always kill est une tuerie. Dan Le Sac a concocté un truc dansant très électro et là-dessus Scroobius Pip ne chante pas, il ne rappe pas, non, il balance une diatribe qui a fait pour beaucoup dans le succès de ce titre.
Ce qui est assez étonnant dans ce texte, écrit sur le mode des dix commandements, c'est qu'il mélange allègrement deux thématiques, mises sur le même plan, celle d'ordre social et politique ("Tu ne voleras pas s'il y a une victime directe / Tu n'achèteras pas de produits Coca Cola. Tu n'achèteras pas de produits Nestlé / Tu donneras autant d'importance aux tragédies qui ont lieu dans un pays non-anglophones qu'à celles qui ont lieu dans des pays anglophones / Tu penseras par toi-même.") et celle relative à la musique et à la culture pop ("Tu ne vénéreras pas d'idoles pop / Tu n'arrêteras pas d'aimer un groupe simplement parce qu'il a du succès").
La partie qui a le plus marqué les consciences, et qui fait office de refrain, c'est celle qui suit le commandement "Tu ne mettras par les musiciens et les artistes interprètes sur des piédestaux ridicules", une litanie de noms de groupes, qui ne sont que ça, des groupes, parmi lesquels : "The Beatles were just a band / The Beach Boys, just a band / The Sex Pistols, just a band / The Clash, just a band / The Cure, just a band / The Pixies, just a band".
Ce single a été réédité en 2009 dans une nouvelle version avec Pos Plug Won de De La Soul comme invité au chant. Je ne connais pas cette version. Par contre, en plus de la version single courte et de la version originale, je me suis fadé les six remixes de Thou shalt always kill qu'on trouve sur ce CD qui dure plus de trois-quarts d'heure. Comme c'est souvent le cas, aucun de ces remixes ne conserve intacte la magie de l'original, et bien sûr aucun ne l'améliore vraiment. Au mieux (ici, la version courte du mix de Chris Fraser), c'est écoutable et dansant. Au pire, surtout avec l'accumulation, ça gave et ça dilue l'impact du morceau de départ.
Sur le coup, j'ai un peu été étonné de tomber à Paris sur un pressage australien de ce CD, bâti sur le mode des maxis à rallonge américains. Après vérification, il semble bien que cette édition de Thou shalt not kill est la seule qui soit sortie sur support CD, et la seule sur laquelle on trouve ces remixes. En effet, le single original a surtout été disponible en téléchargement, avec une édition limitée en 45 tours dotée d'un remix différent en face B, mais de CD anglais/européen ou américain, point.

A lire : L'auto-interview de Dan Le Sac et Scroobius Pip chez Télérama et la chronique de l'album Angles, sur lequel on trouve ce single, chez I Left Without My Hat.

08 avril 2011

LOUIS ARMSTRONG : C'est si bon


Acquis sur le vide-grenier de la rue de l'Hôpital à Epernay le 20 mars 2011
Réf : 105.525 -- Edité par CID en France vers le milieu des années 1950
Support : 45 tours 17 cm
Titres : C'est si bon -- Avril au Portugal -/- La vie en rose -- Ramona

Allez, après le Kingsmen et le Lightnin' Hopkins, un troisième (et dernier pour l'instant) disque tiré du très beau lot de la rue de l'Hôpital à Epernay.
D'abord, je trouve que la pochette du disque est une grande réussite. Encore une fois, comme Pacific ou Riviera, un label des années cinquante  nous prouve qu'on peut produire une pochette très efficace sans quadrichromie, avec juste deux couleurs plus le noir et blanc. Je trouve celle-ci particulièrement flashy avec un fort côté BD ou, plus à propos, pop art.
Plus largement, j'ai été très content de tomber sur ce disque car ça fait de nombreuses années maintenant (depuis le succès renouvelé de What a wonderful world à la fin des années 1980) que j'apprécie le Louis Armstrong chanteur, intérêt renforcé aussi par l'excellente version que M. Ward donnait sur scène à ses débuts de Someday you'll be sorry. Et avec la liste des titres de ce disque, j'étais certain d'avoir à faire à des morceaux chantés !
Si j'en crois la discographie concoctée par Michael Minn et Scott Johnson, les enregistrements de ce disque sont issus de deux sessions qui ont eu lieu à trois ans d'écart : La vie en rose et C'est si bon datent du 26 juin 1950 tandis qu'Avril au Portugal et Ramona ont été enregistrés, à New-York également, le 21 avril 1953.
Même si le titre d'April in Portugal a été francisé pour l'occasion, Armstrong chante bien en anglais sur tout le disque, en-dehors bien sûr des quelques expressions exotiques comme "C'est si bon" ou "La vie en rose".
Vocalement, avec son chant énergique, Armstrong me fait souvent penser à Louis Prima. Musicalement, je préfère la face B, plus chanson et moins jazz, surtout La vie en rose, avec la contrebasse, une guitare, le piano et une trompette pas trop énervée qui accompagnent Armstrong pendant les trois-quarts de la chanson.
D'après les indications au dos de la pochette, CID a sorti au moins cinq autres EP d'enregistrements de Louis Armstrong sous licence Decca. Et aussi au moins un 33 tours, en 1956, Satchmo sings, sur lequel on retrouve le deux titres de 1953 de ce 45 tours. Je voudrais bien le trouver celui-là aussi car il y contient aussi Someday you'll be sorry !



03 avril 2011

THE BEATLES : 1962-1970


Offert par les médiathèques d'Issy-les-Moulineaux par correspondance en mars 2011
Réf : [sans] -- Edité par les médiathèques d'Issy-les-Moulineaux en France en 2011
Support : Virtuel
28 titres

Comme beaucoup de ceux qui ont grandi dans les années 1970, mon éducation aux Beatles s'est faite principalement par le biais des compilations 1962-1966 (l'album rouge) et 1967-1970 (le bleu). Nous ne les avions pas chez nous, mais ils étaient chez presque tous les copains et dans la famille. J'avais plutôt une préférence pour l'album rouge et je me souviens avoir été épaté en vérifiant les dates de copyright par le nombre de classiques sortis par les Beatles en 1965. Pendant l'été 1977 ou 1978, il y a eu aussi une grosse promotion des Beatles à la radio ("Un Beatles par heure" je crois) sur RTL ou Europe 1, qui m'avait bien marqué. Ainsi, mon premier véritable engouement pour la musique a été pour les Beatles, même si je suis assez vite passé à autre chose, que ce soit Lewis Furey ou Elvis Costello.
Les deux double-albums rouge et bleu regroupent 54 titres, avec les plus grands succès du groupe, y compris les scies genre Ob-la-di Ob-la-da et Yellow submarine. Mais étant donné que les Beatles ont enregistré plus de deux cents titres en moins de dix ans, tout n'y est pas. C'est là qu'intervient l'initiative des médiathèques d'Issy-les-Moulineaux qui, à l'occasion de l'exposition Do you speak Beatles ? qu'elles présentent jusqu'au 10 avril, et dans le même esprit que les disques virtuels de Vivonzeureux! Records, se proposent de nous faire découvrir le double album-vert 1962-1970, soit une sélection de vingt-huit titres des Beatles qui n'ont pas trouvé leur place sur les disques rouge et bleu.
Et là-dedans, si tout n'est pas parfait (Il y a des titres comme If I fell ou I'll be back que je trouve plus faibles), il y a avant tout un paquet d'excellentes chansons, très rock (I saw her standing there, You can't do that, And your bird can't sing, Helter skelter), plus pop (Do you want to know a secret ?, The night before) ou d'inspiration folk-country (I should have known better, I've just seen a face, Blackbird).
J'écoute rarement l'album blanc, mais la sélection de cinq titres qui en est proposée ici (Dear prudence, Happiness is a warm gun, Blackbird, Birthday, Helter skelter) a une forte tendance à le faire remonter dans mon estime. Pour ce qui est des trois extraits de Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band, je les trouve significatifs : si Getting better est plutôt un excellent titre rock (mais les Beatles ont fait bien mieux par ailleurs), When I'm sixty four, avec son inspiration rétro, et She's leaving home avec ses cordes (Je suis bien sûr qu'aucun Beatles ne joue sur cet enregistrement) sont deux chansons plutôt bonnes, mais qui n'ont absolument rien de rock. Je ne veux pas trop faire mon sectaire, mais je pense que c'est justement parce que cet album n'est pas vraiment rock qu'il est porté au pinacle par la critique et figure en haut de la majeure partie des classements de meilleurs albums.
Par rapport à cette sélection, ce sont les titres de l'année 1966 qui ont ma préférence, issus des sessions de l'album Revolver et du single Paperback writer : I'm only sleeping, avec son côté très Kinks, le très électrique And your bird can sing (J'avais justement lu il y a quelques semaines une explication intéressante sur l'inspiration de cette chanson) et les deux tueries psychédéliques, Rain et Tomorrow never knows. J'ai bien l'impression que Rain aurait pu influencer fortement le Pink Floyd de Syd Barrett. En tout cas, cette chanson concentre en elle tout le son et toute l'inspiration de Biff, Bang, Pow ! à l'époque de son premier album, Pass the paintbrush, honey : en 1984, le groupe la reprenait sur scène et Alan McGee ne portait pas de cuir mais le même blouson marron que John Lennon sur la pochette de Rubber soul.

La présentation du disque vert avec des extraits en écoute.
Les albums en hommage aux Beatles qui figurent dans les collections des médiathèques d'Issy, ainsi qu'une sélection de reprises isolées. Sans surprise, on n'y trouve pas d'exemplaire de mon album de Gérard Saint-Paul.



L'histoire des Beatles (Editions Phoebus, 1977).
Acquis en 1977 ou 1978, probablement au bureau de tabac du Carrefour de Châlons-sur-Marne. J'étais déjà suffisamment intéressé par la musique pour acheter, pour la première fois, un livre-magazine en plus des disques.

02 avril 2011

CAKE : Long time


Acquis par correspondance via eBay aux Etats-Unis en mars 2011
Réf : [sans] -- Edité par Upbeat aux Etats-Unis en 2011
Support : CD 12 cm
Titres : Long time (Radio edit) -/- Long time (Album version)

A part une compilation de faces B et de raretés en 2007, Cake n'avait rien sorti depuis 2004. Alors, quand Showroom of compassion, leur sixième album, s'est annoncé, en indépendant sur leur propre label cette fois-ci, je m'y suis intéressé, comme je le fais avec Cake depuis Fashion nugget et I will survive en 1996.
Je me suis notamment intéressé au premier single extrait de l'album, Sick of you, excellent, qui confirme l'un des grandes qualités de Cake : malgré les départs de membres importants ils ont imposé leur son, reconnaissable en quelques secondes, et avec le style parlé-chanté de John McCrea ils sont capables de produire sur chaque disque des chansons solides, dansantes et souvent drôles.
Depuis ses débuts, et quel que soit son label, Cake diffuse des disques promos qui sont intéressants car ils bénéficient souvent d'une pochette à l'illustration inédite. J'en ai un tout petit nombre, surtout Rock 'n' roll lifestyle, et j'avoue que je bave d'envie devant la liste de leurs disques promo, dont certains contiennent des titres inédits. C'est pour ça que je me suis mis en quête de Cake quand j'ai voulu me faire un petit cadeau. J'ai finalement jeté mon dévolu sur une enchère qui concernait deux CD promo récents (en fait, des CD-R "originaux" officiels), celui de Sick of you (qui n'a été diffusé commercialement qu'en 45 tours et en téléchargement d'où un intérêt supplémentaire) et celui de Long time, un autre titre de Showroom of compassion qui, cerise sur le gâteau, n'est pas encore commercialisé. Ce devrait être très prochainement le deuxième single extrait de l'album; la vidéo a été diffusée officiellement il y a deux jours.
Je n'ai pas encore écouté l'album en entier, mais en tout cas Long time est un autre single très solide. Par rapport à Sick of you, on s'éloigne juste un petit peu du son classique de Cake avec des apports électroniques : effets sur les choeurs, batterie au son de boite à rythmes, synthé...
Quand j'ai passé ma commande, il s'agissait pour moi de continuer à m'intéresser à un groupe moyennement connu, plutôt sur une pente descendante, qui sortait assez discrètement son nouvel album. Et bien, je me plantais complètement. Comme ça avait été le cas il y a quelques temps pour Bright Eyes, et le marché du disque étant ce qu'il est au 21e siècle, Showroom of compassion s'est retrouvé à sa sortie n° 1 du classement des ventes Billboard aux Etats-Unis, rien que ça, et la tournée qui accompagne l'album se fait quasiment à guichets fermés. En France, même cas de figure avec l'unique concert qui a eu lieu à La Cigale, et Libération nous révèle même l'une des causes de cet engouement : la nostalgie pour les années 90 ! Je suis bien bête de ne pas y avoir pensé tout seul car je sais bien que vingt ans, c'est le temps qu'il faut à la nostalgie générationnelle pour se mettre en place : les vingt ans découvrent la musique qu'écoutaient leurs parents et les quarantenaires,  une fois les enfants grandis, se souviennent de la musique qu'ils ont aimée et ressortent plus facilement en concert. Pour ce qui concerne particulièrement Cake, ce qui est notable c'est qu'entre-temps ils ne se sont jamais séparés et ont produit des disques d'une qualité constante. Et de mon côté, j'ai toujours eu du plaisir à les écouter...

Showroom of compassion est en vente sur le site de Cake, avec des extraits en écoute.



01 avril 2011

LIGHTNING HOPKINS : This is the blues Vol. 1


Acquis sur le vide-grenier de la rue de l'Hôpital à Epernay le 20 mars 2011
Réf : 10 351 -- Edité par Brunswick en Allemagne vers 1963
Support : 45 tours 17 cm
Titres : Merry Christmas -- Happy new year -/- I'm wild about you baby -- Cemetery blues

Dans un genre différent, voici un disque issu de la même collection et acheté probablement à peu près en même temps que le Kingsmen. Cet EP inaugurait une nouvelle collection du label allemand Brunswick appelée This is the blues, qui venait s'ajouter aux Pioneers of jazz et aux Kings of swing. Il y a eu au moins dix parutions dans cette série, toutes illustrées par des dessins aux aspects de vitraux de Seidat, et au moins un album compilation, The best of This is the blues.
Si Lightnin' Hopkins est un grand nom du blues, la sélection pour les autres volumes est très pointue : Roosevelt Sykes, Johnnie Temple & Jesse James, Cow Cow Davenport, Peetie Wheatstraw, Lonnie Johnson, Ollie Shepard, Jimmy Gordon, Rosetta Howard, Cousin Joe. A part Lonnie Johnson et peut-être Roosevelt Sykes, je ne connaissais aucun de ces noms...
J'ai quelques titres d'Hopkins sur des compilations de blues mais en-dehors de ça je ne connais pas bien sa discographie assez pléthorique. Je m'attendais à du blues plutôt traditionnel joué seul à la guitare électrique : j'ai été agréablement surpris car en fait on trouve ici quatre des huit titres enregistrés pour Decca le 29 juillet 1953, en trio avec Donald Cooks à la contrebasse et Connie Kroll à la batterie.
Il y a deux blues assez lents, Merry Christmas et Cemetery blues, marqué par un arrangement particulier, un accompagnement vocal fait de sanglots qui ont été rajoutés à l'enregistrement live (Ils ne sont pas présents sur cette version). Si ces deux titres sont excellents, je leur préfère les deux rapides, qui sont aussi proches du rock que les Cramps ou les White Stripes sont proches du blues : Happy new year a une guitare quasi-rockabilly et I'm wild about you baby est aussi sauvage que son titre le suggère, avec Lightnin' Hopkins qui fait des "Whou Whou" d'excitation.
Un grand disque, qui me donne envie d'aller jeter une oreille sur les autres titres de cette période. Ils ont été très souvent réédités, et notamment par Proper sur le coffret de quatre CD Texas thunderbolt. Sauf que, même si c'était il n'y a pas si longtemps, en 2007, ce coffret semble déjà épuisé et son prix augmente sur certains sites.