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12 février 2012

JOHN WAYNE SHOT ME : Let sleeping monsters sleep E.P.


Acquis par correspondance via Amazon en janvier 2012
Réf : 31182 -- Edité par 62 TV en Belgique en 2004
Support : CD 12 cm
7 titres

J'ai acquis ces derniers temps les deux albums du groupe hollandais John Wayne Shot Me, que j'aime beaucoup. J'avais aussi depuis l'époque de sa sortie un MP3 de leur reprise de I'm a little dinosaur de Jonathan Richman, mais quand j'ai vu la liste complète des titres de ce disque, j'ai eu envie de me le procurer, et ça n'a pas traîné car j'ai réussi à le trouver pour pas trop cher...
Ce disque est sorti début 2004, en avant-goût de The purple hearted youth club. On y trouve l'un des très bons titres de cet excellent album, Let sleeping monsters sleep, et six reprises, le tout durant la bagatelle de treize minutes. Les notes de pochette nous précisent que ces reprises ont été enregistrées pendant l'été ensoleillé de 2003 (tu m'étonnes !), dans les moments où le groupe ne jouait pas au frisbee, ne faisait pas de barbecue, n'enregistrait pas ses propres chansons et ne parlait pas au lama voisin du studio. Ils précisent qu'ils se sont plutôt bien amusés, mais c'est assez superflu.
John Wayne Shot Me était principalement le groupe de Thijs van den Broek (ils se sont séparés en 2009). J'adore leur côté bricolo, leurs ritournelles vaguement électro. Pour caricaturer leur description, je dirais qu'ils me font beaucoup penser au They Might Be Giants des débuts, avec un chanteur dont la voix me rappelle souvent  celle d'Euros Childs de Gorky's Zygotic Mynci. Let sleeping monsters sleep est un très bon exemple de leur style, avec en prime un refrain que les Nits des débuts n'auraient pas renié.
On n'est pas très surpris de voir John Wayne Shot Me reprendre Jonathan Richman et Daniel Johnston. Pour Richman, ils ont choisi l'une des chansons inédites de l'album Modern Lovers live ! de 1977, I'm a little dinosaur et leur version est justement à rapprocher de ce que They Might Be giants a fait de la chanson cousine de celle-ci, I'm a little airplane.
Je ne connsaissais pas Funeral home, une petite chanson rigolote de Daniel Johnston avec des paroles dignes d'un blues. Grâce à JWSM, c'est fait. Il y a notamment une version filmée au milieu des années 80 (au son asseez pourri) mais je préfère celle en concert (mais sans images) où il fait chanter le public "Je me suis dégoté un cercueil noir et brillant. Je vais aux pompes funèbres et je n'en reviendrai jamais.".
Les quatre autres titres, je ne les connaissais pas non plus, mais je ne suis pas allé rechercher les originaux. Ce sont des choix de reprises plus surprenants, et il semble bien que l'objectif ait été un éclectisme maximum, d'Electric Light Orchestra à Destiny's Child et de Napalm Death à la Carter Family ! De toute façon, le groupe met tout ça à sa sauce. Calling America pourrait être un original et Survivor pourrait avoir inspiré Let sleeping monster sleep. Les deux autres titres, très courts, sont à l'évidence très éloignés du son des originaux.
J'ai eu la chance de voir John Wayne Shot Me en concert quelques mois après la sortie de ce disque, le 30 octobre 2004, au Nouveau Casino à Paris, en première partie de Saint Thomas. A ce moment là, je ne connaissais pas du tout le répertoire du groupe mais ça m'a fait la même chose qu'avec les Triffids des années plus tôt : chaque chanson me plaisait et je m'attendais  à tout moment à être déçu par la suivante, ce qui n'est jamais arrivé.

La page MySpace de John Wayne Shot Me est toujours active. On peut notamment y écouter I'm a little dinosaur.

29 avril 2017

ROCK OF THE 80'S


Acquis sur le vide-grenier de Vermand le 16 avril 2017
Réf : SDC 30 -- Édité par CBS en France en 1980 -- Vente interdite au public
Support : 33 tours 30 cm
12 titres

Le 16 avril, en route pour l'émission Bam Balam dans les studios de RCV à Lille, avant de m'arrêter à Cambrai j'avais fait une première étape à Vermand dans l'Aisne, où un vide-grenier de bonne taille était organisé dans le centre du bourg.
J'y ai fait de plutôt bonnes affaires, notamment sur un stand où un gars avait une caisse de 33 tours posée par terre.
Quand je lui ai demandé le prix, le gars a répondu d'une façon hésitante "50 centimes ou... ce que vous voulez". Pas cher donc même si a priori, au vu des premiers disques, il ne fallait pas espérer grand chose.
Et pourtant, je suis reparti de là avec cinq disques pour 2 €, dont une compilation sixties Vogue, un beau disque Manuiti de productions Yves Roche à Tahiti, De Tahiti à Moururoa, une compilation de Georges Milton, incluant les deux titres de mon 78 tours, et donc cette compilation Rock of the 80's.
Rock of the 80's, c'est une opération de promotion du catalogue de CBS France lancée sûrement au tout début de 1980. Elle s'est surtout traduite par l'apposition d'un autocollant coloré avec un canard guitariste et fumeur sur les pochettes de tout ce qui sortait chez CBS et qui était plus ou moins pop/rock/new wave, des Nits aux Romantics. C'était assez pénible, surtout quand cet autocollant est venu s'ajouter à partir du deuxième tirage à celui indiquant Le nouveau Clash - 2 disques "prix spécial" sur la superbe pochette de London calling.
Une compilation a également été commercialisée pour renforcer l'impression d'un catalogue unifié, sûrement à prix réduit. Elle a dû bien se vendre car je la rencontre régulièrement.
Pendant toutes ces années, je n'ai jamais eu envie de l'acheter, mais là les disques s'annonçaient vraiment pas chers, et puis ça pouvait compléter ma Discographie personnelle de la New Wave. J'ai donc sorti le disque de la pochette pour voir s'il était en bon état, et c'est là que j'ai vu que le vinyl était vert. J'ai aussi noté qu'il y avait Armagideon time par The Clash sur le disque, ce dont je ne me souvenais pas. C'est la face B du single London calling, une excellente reprise de Willi William, un enregistrement que je dois avoir sur au moins quatre autre disques, mais un essentiel cependant.
Ce n'est qu'une fois rentré à la maison, quand j'ai examiné calmement mes achats, que j'ai noté la mention "Vente interdite au public" en bas à gauche de la pochette et que j'ai découvert que j'avais acheté non pas la compilation Rock of the 80's qui a été commercialisée, qui a la même pochette mais qui s'ouvre avec Trust, mais une compilation complémentaire destinée à compléter la promotion auprès des journalistes, DJs et autres disquaires.
Les deux compilations sont sœurs, forcément puisque c'est le même catalogue à la même époque, avec les mêmes sorties de disque dont on fait la promotion, mais elles sont loin d'être jumelles.
On trouve trois groupes français sur le disque du commerce, Trust, Shakin' Street et Edith Nylon, dont les deux seuls titres de l'album "inédits en 30 cm", Darquier et Femmes sous cellophane. Il y a cinq artistes en commun avec mon disque hors-commerce, mais aucune chanson n'est dupliquée. Les groupes français sont tous absents, mais ce qui est intéressant c'est que les douze titres de l'album, tous édités initialement en 1979, sont aussi très majoritairement "inédits en 30 cm" ! Super !
Il y a un intrus néo-zélandais, Mi-Sex, et une allemande, Nina Hagen, mais sinon le disque se partage entre britanniques et américains. Il y a de bonnes choses, mais malheureusement aucune découverte extraordinaire.
Je connaissais déjà la version originale de Clean clean des Buggles par Bruce Wooley & the Camera Club, très bien, Armagideon time, donc, Don't ask me de Joe Jackson, paru intialement sur la compilation Propaganda, Wir leben noch, la reprise par Nina Hagen du Lucky number de Lene Lovich, qui n'apporte pas grand chose à l'original, Visions of the night, la face B en mode encore rock du Walking on the moon de The Police, et Don't wait up for me, tiré du premier album du The Beat de Paul Collins.
On a droit à Going crazy, une face B d'un 45 tours hors album de Squeeze, mais la grande découverte du disque pour moi c'est Trouble in the world des Only Ones, avec la voix paresseuse de Peter Perrett et des chœurs aux accents gospel. C'est sorti en face A de 45 tours en 1979 et sur l'album Baby's got a gun en 1980, mais la composition de la chanson remonte à l'époque de son groupe précédent, England's Glory, vers 1973.
Pour le reste, de David Werner à Jules and the Polar Bears, en passant par Mi-Sex et 20/20, c'est surtout pop-rock et sans saveur.
Pas grand chose d'exceptionnel donc de gravé dans les sillons de ce disque, mais quand mes yeux sont tombés sur cette pochette la première fois, je n'espérais même pas qu'il aurait un quelconque intérêt !


Bruce Wooley & the Camera Club, Clean clean, en direct probablement pour une émission de télévision.


The Clash, Armagideon time, en concert à l'Hammersmith Odeon à Londres le 27 décembre 1979.


The Police, Visions of the night, en concert au Rockpalast Festival à Hambourg le 11 janvier 1980.


The Beat, Don't wait up for me.